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Meilleur pays pour créer une entreprise en tant que non-résident britannique

Le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que non-résident britannique

Un entrepreneur qui n’est pas résident fiscal au Royaume-Uni peut avoir intérêt à créer son entreprise dans une autre juridiction. Cette stratégie peut permettre d’accéder à de nouveaux marchés, de structurer une activité internationale ou de rapprocher la société de ses clients, partenaires et investisseurs.

Mais quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que non-résident britannique ?

La réponse dépend principalement de l’activité, du pays de résidence du dirigeant, de la localisation des clients, des besoins bancaires et de la manière dont la société sera réellement gérée.

Parmi les juridictions fréquemment étudiées par les entrepreneurs internationaux figurent les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et Chypre. Le Royaume-Uni lui-même peut également rester pertinent dans certains cas.

Le choix ne doit toutefois pas être basé uniquement sur la fiscalité. La substance, la résidence fiscale de la société et la conformité bancaire sont tout aussi importantes.

Être non-résident britannique : pourquoi cela change-t-il le choix de la juridiction ?

Un entrepreneur qui vit hors du Royaume-Uni peut parfaitement créer une société dans un autre pays.

Mais il faut distinguer deux éléments :

Résidence fiscale de l’entrepreneur
et
résidence fiscale de la société.

Une société étrangère peut, dans certaines circonstances, être considérée comme résidente fiscale au Royaume-Uni si sa gestion et son contrôle central y sont exercés.

HMRC précise qu’une société non constituée au Royaume-Uni peut être UK resident lorsque son central management and control se trouve au Royaume-Uni, sous réserve notamment des règles conventionnelles applicables.

Autrement dit, créer une société à l’étranger tout en continuant à la gérer comme une entreprise britannique depuis le Royaume-Uni ne suffit pas nécessairement à obtenir une résidence fiscale étrangère.

Cette distinction est fondamentale pour toute structure d’entreprise pour non-résidents britanniques.

Quel est le meilleur pays pour un non-résident britannique ?

Three business professionals walk along a city street outside a cafe

Il n’existe pas une juridiction idéale pour tous les entrepreneurs.

Juridiction Profil adapté Principal avantage
🇦🇪 Émirats arabes unis Entrepreneurs internationaux Environnement international
🇸🇬 Singapour Tech, services et Asie Crédibilité et stabilité
🇭🇰 Hong Kong Commerce et Asie Plateforme internationale
🇨🇾 Chypre Entrepreneurs européens Cadre UE et international
🇬🇧 Royaume-Uni Activités liées au marché britannique Réputation et écosystème

Le bon choix dépend surtout de l’endroit où l’activité est réellement exercée.

Émirats arabes unis : une option populaire auprès des entrepreneurs internationaux

Les Émirats arabes unis sont particulièrement étudiés par les entrepreneurs qui ne résident plus au Royaume-Uni et souhaitent établir une base internationale.

Les Émirats proposent notamment différentes Free Zones et un environnement adapté aux activités de services, de conseil, de technologie, de commerce et de holding.

Depuis l’introduction de la Corporate Tax, le taux général est de 9 % sur la partie du revenu imposable dépassant AED 375 000. Certaines sociétés de Free Zone peuvent bénéficier d’un taux de 0 % sur leur Qualifying Income si elles remplissent les conditions applicables.

Pour un entrepreneur non-résident britannique, l’intérêt des Émirats peut être particulièrement important lorsqu’il existe une véritable implantation et une gestion effective dans le pays.

Profil adapté :

  • consultants internationaux ;
  • entrepreneurs digitaux ;
  • holdings ;
  • sociétés de services ;
  • entrepreneurs ayant quitté le Royaume-Uni ;
  • activités avec une clientèle internationale.

Le choix d’une Free Zone doit néanmoins être effectué en fonction de l’activité et du régime fiscal applicable, plutôt que sur la seule promesse d’un taux de 0 %.

Singapour : une juridiction forte pour les activités internationales

Singapour peut être une excellente option pour les entrepreneurs non-résidents britanniques qui travaillent avec des clients ou partenaires en Asie.

La juridiction bénéficie d’une forte réputation internationale et d’un environnement réglementaire structuré.

Le taux standard de Corporate Income Tax est de 17 %, applicable aux sociétés locales et étrangères.

Singapour peut notamment convenir à :

  • entreprises technologiques ;
  • consultants ;
  • sociétés de services B2B ;
  • entreprises de commerce international ;
  • holdings régionales.

L’intérêt principal de Singapour n’est donc pas nécessairement de proposer la fiscalité la plus basse, mais d’offrir une combinaison de crédibilité, stabilité et accès à l’écosystème asiatique.

Hong Kong : une solution pour les entrepreneurs tournés vers l’Asie

Hong Kong constitue une autre option intéressante pour un entrepreneur qui n’est plus résident britannique et dont l’activité est liée à l’Asie.

La juridiction est particulièrement connue pour son environnement commercial international et son rôle de centre financier.

Le régime de Profits Tax prévoit notamment un taux de 8,25 % sur les premiers HK$2 millions de bénéfices imposables, puis 16,5 % au-delà pour les sociétés relevant du régime à deux niveaux.

Hong Kong peut être étudié pour :

  • e-commerce international ;
  • commerce avec l’Asie ;
  • conseil ;
  • services B2B ;
  • holdings ;
  • activités financières ou commerciales, sous réserve des éventuelles autorisations réglementaires.

Pour un entrepreneur qui a quitté le Royaume-Uni mais souhaite conserver une activité internationale orientée vers l’Asie, Hong Kong peut constituer une alternative intéressante à une structure britannique.

Chypre : une option européenne pour les entrepreneurs internationaux

Chypre peut également être envisagée par les entrepreneurs non-résidents britanniques qui souhaitent conserver une implantation dans l’environnement européen.

Sa localisation géographique, son environnement international et son appartenance à l’Union européenne peuvent être intéressants pour certaines activités.

La juridiction peut notamment être étudiée pour :

  • sociétés de services ;
  • holdings ;
  • activités internationales ;
  • entreprises travaillant avec l’Europe ;
  • entrepreneurs ayant leur résidence dans un autre pays européen.

L’intérêt de Chypre dépend toutefois de la situation personnelle de l’entrepreneur et des pays avec lesquels l’entreprise réalise ses opérations.

Faut-il conserver une société britannique ?

Être non-résident britannique ne signifie pas nécessairement qu’il faut fermer ou éviter toute société britannique.

Le Royaume-Uni peut rester pertinent lorsque :

  • les principaux clients sont britanniques ;
  • l’activité est commercialement liée au Royaume-Uni ;
  • les partenaires sont principalement britanniques ;
  • l’entrepreneur souhaite conserver une image commerciale britannique ;
  • la société possède une véritable activité au Royaume-Uni.

Une société britannique peut donc être parfaitement adaptée à un entrepreneur vivant à l’étranger.

La question à poser n’est pas simplement :

« Puis-je créer une société hors du Royaume-Uni ? »

mais plutôt :

« Où cette société doit-elle être établie pour correspondre à mon activité réelle ? »

Société offshore pour résidents britanniques : attention à la résidence fiscale

Close up of UK Flags

L’expression « société offshore pour résidents britanniques » est fréquemment recherchée, mais elle peut être trompeuse.

Une société étrangère détenue par une personne résidente fiscale britannique peut être concernée par différentes règles fiscales britanniques, notamment les règles relatives aux Controlled Foreign Companies (CFC) dans certaines situations.

HMRC définit notamment une CFC comme une société non-résidente contrôlée par une ou plusieurs personnes résidentes du Royaume-Uni, sous réserve des règles applicables.

Par ailleurs, une société étrangère peut être imposable au Royaume-Uni si elle y exerce certaines activités ou dispose d’une présence taxable. HMRC indique notamment qu’une société non-résidente peut être soumise à Corporation Tax lorsqu’elle exerce une activité au Royaume-Uni via un établissement stable, ou dans certaines situations liées à l’immobilier britannique.

Il est donc essentiel de distinguer :

non-résident britannique
→ entrepreneur qui n’est plus résident fiscal du Royaume-Uni

de

société étrangère détenue par un résident britannique
→ situation fiscale complètement différente.

Quelle structure d’entreprise choisir ?

Pour un entrepreneur international, plusieurs architectures peuvent être envisagées.

Structure 1 : société opérationnelle unique

Entrepreneur → Société étrangère → Activité

Cette solution peut être suffisante pour un consultant, une agence ou une entreprise digitale.

Structure 2 : holding + société opérationnelle

Entrepreneur → Holding → Société opérationnelle

Cette structure peut être étudiée lorsque l’entrepreneur possède plusieurs activités ou souhaite séparer détention et exploitation.

Structure 3 : holding + filiales internationales

Entrepreneur → Holding internationale → Filiale A / Filiale B / Filiale C

Cette architecture peut être pertinente pour un groupe travaillant dans plusieurs pays.

Le choix dépend de la taille du projet et ne doit pas être rendu inutilement complexe.

Comment choisir le meilleur pays en tant que non-résident britannique ?

Avant de créer une société, il est recommandé d’analyser six critères.

  1. Votre résidence fiscale actuelle

C’est le premier élément à déterminer. Quitter physiquement le Royaume-Uni ne suffit pas toujours à déterminer le statut fiscal.

  1. Le lieu de gestion de l’entreprise

Où les décisions sont-elles prises ? Où travaillent les dirigeants ? Où se trouve la véritable direction de l’entreprise ?

  1. La localisation des clients

Une entreprise travaillant principalement avec des clients britanniques peut avoir des besoins différents d’une société vendant exclusivement en Asie ou au Moyen-Orient.

  1. Les besoins bancaires

Le compte bancaire doit être cohérent avec l’activité, les devises utilisées et les pays dans lesquels les paiements sont effectués.

  1. La fiscalité

Il faut analyser non seulement l’impôt sur les sociétés, mais également les dividendes, retenues à la source, plus-values et règles applicables à l’actionnaire.

  1. La substance

Une structure internationale doit être cohérente avec la réalité de l’entreprise. La simple création d’une société dans une juridiction étrangère ne suffit pas nécessairement à déplacer la résidence fiscale de l’entreprise.

Pourquoi faire accompagner la création d’une société internationale ?

Pour un entrepreneur non-résident britannique, la difficulté n’est généralement pas de trouver un pays où créer une société.

La difficulté consiste à trouver la juridiction qui correspond à la résidence personnelle, à l’activité, aux clients, à la banque et à la stratégie internationale.

ICD Fiduciaries accompagne les entrepreneurs internationaux dans la création de sociétés, la structuration internationale et la recherche de solutions bancaires professionnelles dans différentes juridictions.

L’objectif est de construire une structure cohérente plutôt que de proposer une société offshore standardisée.

FAQ – Entreprise pour non-résidents britanniques

Quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que non-résident britannique ?

Les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et Chypre peuvent être intéressants selon l’activité et la résidence fiscale de l’entrepreneur. Le Royaume-Uni peut également rester pertinent pour une activité principalement britannique.

Un non-résident britannique peut-il créer une société à l’étranger ?

Oui. Un entrepreneur qui n’est pas résident fiscal britannique peut créer une société dans une autre juridiction, sous réserve de respecter les règles du pays choisi et celles de son pays de résidence fiscale.

Une société offshore permet-elle d’éviter l’impôt britannique ?

Non automatiquement. La résidence fiscale de la société, son lieu de gestion, l’activité exercée au Royaume-Uni et la résidence fiscale de ses propriétaires peuvent avoir des conséquences fiscales.

Faut-il fermer sa société britannique après avoir quitté le Royaume-Uni ?

Pas nécessairement. Une société britannique peut rester pertinente si elle possède une véritable activité, des clients ou des partenaires au Royaume-Uni.

Quelle est la meilleure juridiction pour un entrepreneur britannique vivant à l’étranger ?

Cela dépend de son nouveau pays de résidence, de son activité et de ses marchés. Les Émirats peuvent être étudiés pour une base internationale, Singapour ou Hong Kong pour l’Asie, et Chypre pour certaines structures européennes.

Conclusion

Le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que non-résident britannique dépend avant tout de la réalité économique du projet.

Les Émirats arabes unis peuvent être particulièrement intéressants pour les entrepreneurs internationaux disposant d’une véritable implantation dans la région. Singapour et Hong Kong sont de solides options pour les activités orientées vers l’Asie.

Chypre peut être étudiée pour certaines structures européennes, tandis que le Royaume-Uni reste pertinent lorsque l’activité conserve un lien économique important avec le marché britannique.

Pour une création d’entreprise pour non-résidents britanniques, le principal objectif doit être de construire une structure cohérente entre résidence fiscale, gestion effective, activité, banque et juridiction.

La création d’une société offshore peut faire partie de cette stratégie, mais elle ne doit jamais être considérée comme une solution fiscale automatique.