Création d’une société offshore à Malte : constitution, fiscalité, banque et obligations 2026
La création d’une société à Malte peut intéresser les entrepreneurs, groupes internationaux et investisseurs qui souhaitent développer une activité au sein de l’Union européenne tout en bénéficiant d’un cadre fiscal et juridique spécifique.
Malte est membre de l’Union européenne depuis 2004 et utilise l’euro depuis 2008. L’anglais et le maltais sont les deux langues officielles du pays. Sa position en Méditerranée, entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, contribue également à son attractivité pour les activités internationales.
L’expression « société offshore à Malte » est toutefois à employer avec précision. Malte est une juridiction de l’Union européenne et non une juridiction offshore classique située hors du cadre européen. Une société maltaise est soumise au droit des sociétés, aux règles fiscales, aux obligations comptables, aux dispositifs AML/CFT et aux exigences de transparence applicables à Malte et, le cas échéant, au droit de l’Union européenne.
L’intérêt d’une implantation à Malte doit donc être étudié en fonction de l’activité réelle de l’entreprise, de la résidence fiscale de ses dirigeants et actionnaires, de la substance économique et des flux financiers.
Une entité offshore à Malte en pleine Méditerranée
Malte est un État insulaire situé au sud de la Sicile. Son emplacement géographique en fait depuis longtemps un point de connexion entre les marchés européens, méditerranéens et nord-africains.
Le pays bénéficie également d’un environnement d’affaires international, avec un secteur important des services, notamment dans les services financiers, les technologies, le tourisme, les activités maritimes et certains secteurs réglementés.
Pour un entrepreneur étranger, l’un des principaux intérêts de Malte est surtout de pouvoir créer une société dans un État membre de l’Union européenne, avec un cadre juridique et fiscal structuré.
Pourquoi créer une société à Malte ?
Une société maltaise peut être pertinente pour plusieurs profils d’entreprises :
- sociétés de services travaillant avec une clientèle internationale ;
- entreprises de trading et de commerce international ;
- sociétés technologiques et certaines entreprises numériques ;
- sociétés détenant des participations dans d’autres entreprises, sous réserve de l’application des règles fiscales correspondantes ;
- groupes internationaux souhaitant structurer certaines activités européennes ;
- entreprises opérant dans des secteurs réglementés, notamment le gaming, lorsqu’elles remplissent les conditions imposées par le régulateur.
Le choix de Malte ne devrait toutefois pas être fondé uniquement sur la fiscalité. La réalité de l’activité, la gouvernance, la gestion et les fonctions exercées à Malte sont essentielles à la cohérence de la structure.
Les activités adaptées à une société maltaise

Trading et commerce international
Une société maltaise peut être utilisée pour des opérations de commerce international, d’import-export ou de fourniture de services à des clients situés dans différents pays.
Il convient alors de documenter précisément :
- les fournisseurs et les clients ;
- les contrats commerciaux ;
- les flux de marchandises ou de services ;
- la fixation des prix ;
- les fonctions exercées par la société ;
- les flux bancaires ;
- la provenance et la destination des fonds.
Une société créée uniquement pour facturer sans exercer de fonctions commerciales réelles peut rencontrer des difficultés fiscales, bancaires ou réglementaires.
Holdings et participations
Malte dispose également d’un régime permettant, dans certaines situations, de traiter fiscalement les revenus provenant de participations.
Il est donc possible d’envisager une société maltaise comme société holding dans une structure internationale. L’analyse doit cependant être réalisée au cas par cas : nature de la participation, revenus concernés, pays des filiales, conventions fiscales, règles anti-abus et situation fiscale de l’actionnaire doivent notamment être examinés.
Technologies et activités numériques
Malte possède un écosystème développé dans les technologies et les services numériques. Une implantation peut être envisagée lorsque l’entreprise dispose de fonctions et de moyens cohérents avec son activité.
Là encore, l’objectif n’est pas de créer une simple adresse administrative : les activités exercées, les décisions prises et les moyens mobilisés doivent correspondre au modèle économique présenté.
Jeux en ligne et gaming
Le secteur du gaming constitue une activité particulièrement réglementée.
Une société souhaitant exercer certaines activités de jeux à distance doit notamment respecter les exigences de la Malta Gaming Authority (MGA). Les entreprises établies dans l’UE ou l’EEE peuvent, sous réserve de remplir les conditions applicables, déposer une demande de licence.
Les exigences varient selon le type de licence. À titre d’exemple, les exigences de capital libéré minimum indiquées par la MGA sont de 100 000 € pour les licences de type 1 et 2, et de 40 000 € pour les types 3 et 4, avec des règles spécifiques lorsque plusieurs types sont combinés.
Il ne faut donc pas assimiler la création d’une société maltaise à l’obtention automatique d’une licence de gaming.
Les conditions pour créer une société offshore à Malte
La forme juridique la plus couramment utilisée pour une activité commerciale est la private limited liability company.
Capital social
Le capital social minimum d’une société privée maltaise est de 1 165 €, avec au moins 20 % de la valeur nominale de chaque action souscrite devant être libérée lors de la constitution.
Le montant nécessaire peut toutefois être sensiblement supérieur selon l’activité envisagée. Les sociétés intervenant dans des secteurs réglementés, comme le gaming, peuvent être soumises à des exigences de capital spécifiques.
Actionnaires
Une société privée peut être constituée avec un seul actionnaire dans certaines configurations. La structure doit être définie dans les statuts et documents constitutifs.
Administrateur et secrétaire
Une société maltaise doit disposer d’au moins un administrateur et d’un company secretary. Les exigences précises dépendent notamment de la forme de la société.
La constitution implique également de disposer d’un registered office à Malte.
Documents nécessaires
Une procédure de constitution implique généralement de fournir des informations et justificatifs concernant :
- les actionnaires ;
- les bénéficiaires effectifs ;
- les administrateurs ;
- le secrétaire de société ;
- l’activité envisagée ;
- l’adresse de la société ;
- l’origine des fonds ;
- la structure de détention ;
- les documents d’identité et justificatifs demandés dans le cadre des procédures de connaissance du client.
Les prestataires soumis aux règles AML/CFT doivent effectuer les contrôles nécessaires sur le client et les bénéficiaires effectifs. La FIAU a encore renforcé et actualisé ses procédures en 2026.
Quelle substance économique prévoir à Malte ?
La substance économique est l’un des points à examiner avant toute constitution.
Une société qui réalise réellement son activité à Malte doit disposer de moyens cohérents avec cette activité. Selon le modèle économique, cela peut notamment concerner :
- la direction effective ;
- la prise de décisions ;
- les locaux ;
- les salariés ou prestataires ;
- les fonctions opérationnelles ;
- les moyens techniques ;
- les comptes bancaires ;
- la comptabilité ;
- les contrats ;
- la gestion des relations commerciales.
La substance nécessaire n’est donc pas identique pour une holding passive, une société de conseil, une société de trading ou une entreprise technologique.
Une société maltaise ne doit pas être conçue comme une simple boîte aux lettres. Les faits réels doivent correspondre à la structure juridique et fiscale.
La question de la résidence fiscale et de la gestion effective doit également être étudiée. Selon la MFSA, les sociétés incorporées à Malte sont considérées comme domiciliées à Malte et les sociétés incorporées ou ayant leur siège de gestion à Malte peuvent relever des règles de résidence fiscale maltaises ; une société à la fois résidente et domiciliée à Malte est imposée sur son revenu mondial.
Fiscalité d’une société à Malte : attention au taux de 35 %
L’un des principaux points à corriger dans les anciennes présentations de Malte concerne l’impôt sur les sociétés.
Le taux standard de l’impôt sur les sociétés à Malte est de 35 %. Il s’applique au revenu imposable selon les règles fiscales maltaises.
Il est donc incorrect de présenter Malte comme un pays où « l’impôt sur les sociétés est de 5 % » sans explication.
Comment fonctionne le système de remboursement fiscal ?

Malte applique un système d’imputation permettant, dans certaines circonstances, aux actionnaires de bénéficier d’un remboursement d’une partie ou de la totalité de l’impôt payé par la société après distribution de dividendes.
L’administration fiscale maltaise décrit expressément ce mécanisme : lorsqu’une société est imposée au taux standard de 35 %, l’actionnaire peut, sous certaines conditions, avoir droit à un remboursement d’une partie ou de la totalité de l’impôt acquitté par la société.
Cela signifie qu’il faut distinguer :
- le taux légal de l’impôt sur les sociétés : 35 % ;
- l’impôt effectivement supporté après application éventuelle du mécanisme de remboursement ;
- la situation fiscale de l’actionnaire ;
- les règles applicables dans son pays de résidence ;
- les conventions fiscales éventuellement pertinentes ;
- les règles anti-abus et anti-évasion fiscale.
Le remboursement n’est pas un taux automatique de 5 %
Il est préférable d’éviter une formulation du type « Malte permet de payer seulement 5 % d’impôt ».
Le résultat fiscal peut dépendre notamment :
- de la nature du revenu ;
- de la qualification fiscale des bénéfices ;
- du type de distribution ;
- du statut de l’actionnaire ;
- du mécanisme de remboursement applicable ;
- de la participation détenue ;
- de l’existence éventuelle d’une participation exonérée ;
- des règles fiscales du pays de résidence de l’actionnaire.
Le taux effectif de 5 % est généralement associé à certaines situations dans lesquelles un remboursement de 6/7 de l’impôt maltais peut être applicable. Ce résultat ne doit toutefois pas être présenté comme une règle universelle ni comme une garantie applicable à toute société maltaise.
L’analyse fiscale doit être réalisée avant la constitution afin de déterminer le traitement réellement applicable.
Dividendes, retenues à la source et fiscalité internationale
Le traitement fiscal des dividendes doit être examiné à deux niveaux.
D’une part, il faut déterminer les obligations fiscales à Malte. D’autre part, il faut analyser la fiscalité du bénéficiaire dans son pays de résidence.
L’existence d’une convention fiscale, les directives européennes éventuellement applicables, la nature de la participation et les règles anti-abus peuvent modifier le résultat.
L’absence éventuelle de retenue à la source à Malte ne signifie donc pas que le dividende est nécessairement exonéré dans le pays de résidence de l’actionnaire.
Cette distinction est essentielle pour éviter de présenter la société maltaise comme un moyen automatique de supprimer l’imposition personnelle.
Compte bancaire d’une société offshore à Malte
L’ouverture d’un compte bancaire professionnel constitue une étape distincte de la constitution de la société.
Une banque ou un établissement financier va généralement examiner :
- l’identité des actionnaires et bénéficiaires effectifs ;
- l’identité des administrateurs ;
- l’activité réelle ;
- les pays avec lesquels la société travaille ;
- les clients et fournisseurs ;
- le modèle économique ;
- les volumes financiers prévisionnels ;
- l’origine des fonds ;
- la destination des fonds ;
- les contrats ou documents commerciaux pertinents.
Les obligations de connaissance du client et de bénéficiaire effectif sont particulièrement importantes dans le cadre maltais. La FIAU précise notamment que l’ouverture d’un compte destiné à une activité commerciale implique de comprendre la nature de cette activité, les produits ou services proposés, les marchés ciblés et les autres éléments permettant d’évaluer la relation.
Il n’est donc pas possible de garantir à l’avance l’ouverture d’un compte bancaire.
Le choix de l’établissement doit également être adapté au profil de l’entreprise et à ses flux internationaux.
Cartes bancaires et confidentialité
La formulation « cartes bancaires anonymes » présente dans l’ancien texte doit être supprimée.
Une société légitime peut disposer de cartes professionnelles, mais les banques et établissements financiers appliquent des procédures d’identification et de contrôle. Les bénéficiaires effectifs doivent pouvoir être identifiés conformément aux règles applicables.
La confidentialité commerciale ne doit pas être confondue avec l’anonymat bancaire ou fiscal.
Administration annuelle d’une société maltaise
La création d’une société n’est que la première étape.
Une société maltaise doit notamment assurer ses obligations comptables, fiscales et administratives.
Le Malta Business Registry indique que toutes les sociétés doivent préparer un Annual Return ainsi qu’une confirmation annuelle relative aux bénéficiaires effectifs, lorsque celle-ci est applicable. Ces documents doivent généralement être déposés dans les 42 jours suivant leur date de référence.
Les sociétés doivent également préparer et déposer leurs comptes annuels. Le MBR précise que les comptes doivent généralement être approuvés dans les dix mois suivant la clôture de l’exercice pour une société privée, puis déposés dans le délai prévu. Des exemptions et formats simplifiés peuvent s’appliquer aux petites entreprises qui remplissent les critères légaux.
L’administration annuelle peut donc comprendre :
- tenue de la comptabilité ;
- préparation des comptes annuels ;
- audit lorsque celui-ci est requis ;
- Annual Return ;
- confirmation des bénéficiaires effectifs ;
- déclaration fiscale ;
- obligations TVA lorsque pertinentes ;
- renouvellement et maintien des autorisations éventuelles ;
- conservation des documents comptables et justificatifs ;
- suivi de la conformité AML/CFT lorsque l’activité l’exige.
Création d’une société offshore à Malte : les principales étapes
Une constitution classique peut être organisée selon les étapes suivantes :
- Analyse du projet : activité, clients, pays concernés, actionnaires, fiscalité et substance.
- Choix de la structure : société privée, holding ou autre forme adaptée.
- Vérification des actionnaires et bénéficiaires effectifs.
- Préparation des documents constitutifs.
- Mise en place du registered office.
- Souscription et libération du capital requis.
- Enregistrement auprès du Malta Business Registry.
- Mise en place de la comptabilité et des obligations fiscales.
- Ouverture d’un compte bancaire ou d’un compte auprès d’un établissement financier adapté, sous réserve de l’acceptation du dossier.
- Mise en place de la substance et de la gouvernance nécessaires.
- Gestion des obligations annuelles.
Pour une activité réglementée, une procédure supplémentaire peut être nécessaire. Dans le gaming, par exemple, l’entreprise doit satisfaire aux exigences de la MGA et fournir les informations et documents requis dans le cadre de la demande de licence.
Pourquoi Malte peut être envisagée pour une activité internationale ?
Malte présente plusieurs caractéristiques susceptibles d’intéresser les entreprises internationales :
- appartenance à l’Union européenne ;
- utilisation de l’euro ;
- environnement juridique structuré ;
- langue anglaise largement utilisée dans les affaires ;
- fiscalité des sociétés reposant sur un taux facial de 35 % accompagné de mécanismes d’imputation et de remboursement dans certaines circonstances ;
- possibilité de structurer certaines participations internationales sous réserve des conditions applicables ;
- présence d’un secteur financier et professionnel développé ;
- réglementation spécifique pour plusieurs activités internationales.
Ces caractéristiques ne signifient cependant pas que Malte constitue systématiquement la structure fiscale la plus appropriée.
Le choix doit être effectué après comparaison avec le pays de résidence du dirigeant, celui des actionnaires, les pays d’activité de la société et les juridictions où se trouvent les clients, fournisseurs et filiales.
FAQ — Société offshore à Malte

Est-il encore possible de créer une société offshore à Malte ?
Oui, l’expression « société offshore à Malte » peut être utilisée pour désigner, dans le langage commercial, une société maltaise utilisée pour une activité internationale. Toutefois, Malte est un État membre de l’Union européenne et sa société est soumise au droit maltais, aux règles européennes applicables et aux obligations de transparence et de conformité.
Quel est le capital minimum pour créer une société à Malte ?
Le capital social minimum d’une société privée est de 1 165 €, dont au moins 20 % doivent être libérés lors de la constitution. Des exigences supérieures peuvent s’appliquer à certaines activités réglementées.
Combien coûte la création d’une société à Malte ?
Le coût dépend notamment de la structure choisie, du capital, des honoraires du prestataire, du registered office, de la comptabilité, de l’audit éventuel et des obligations réglementaires. Pour une estimation sérieuse, il faut donc distinguer les frais de constitution des coûts annuels de fonctionnement.
Combien de temps faut-il pour créer une société maltaise ?
Le délai dépend de la complexité du dossier et surtout de la disponibilité des documents et des contrôles de conformité. Une constitution peut être relativement rapide lorsque le dossier est complet, mais l’ouverture du compte bancaire et l’obtention d’une licence réglementaire suivent leurs propres procédures.
Faut-il avoir un dirigeant résident à Malte ?
La nécessité d’une présence locale doit être analysée en fonction de la structure, de l’activité et des objectifs fiscaux. Même lorsqu’une résidence locale n’est pas une condition générale de constitution, la question de la gestion effective et de la substance reste importante.
Une société maltaise est-elle imposée à 5 % ?
Non, pas au sens du taux légal. Le taux standard de l’impôt sur les sociétés est de 35 %. Certains actionnaires peuvent bénéficier d’un remboursement d’une partie de l’impôt payé par la société après distribution de dividendes, sous réserve des conditions applicables.
Le remboursement fiscal maltais est-il automatique ?
Non. Le droit au remboursement et son montant dépendent du régime applicable à la situation concernée. Il faut notamment examiner la nature du revenu, la distribution, la situation de l’actionnaire et les règles fiscales applicables.
Une société maltaise peut-elle ouvrir un compte bancaire ?
Oui, elle peut demander l’ouverture d’un compte professionnel. L’acceptation dépend toutefois de la banque ou de l’établissement financier et de ses procédures de conformité. L’établissement peut demander des informations détaillées sur l’activité, les bénéficiaires effectifs, l’origine des fonds et les flux prévus.
Peut-on conserver l’anonymat avec une société offshore à Malte ?
Il ne faut pas présenter Malte comme une juridiction permettant l’anonymat des bénéficiaires effectifs. Les obligations d’identification et de déclaration des bénéficiaires effectifs font partie du dispositif de conformité maltais. La FIAU a par ailleurs actualisé ses procédures en 2026 concernant notamment l’identification des personnes physiques qui sont les bénéficiaires effectifs.
Une société maltaise doit-elle tenir une comptabilité ?
Oui. Les sociétés enregistrées à Malte doivent conserver des documents comptables suffisants permettant notamment de déterminer leurs revenus et leurs déductions fiscales.
Quelles sont les obligations annuelles ?
Elles peuvent notamment comprendre l’Annual Return, la confirmation des bénéficiaires effectifs, les comptes annuels, l’audit lorsqu’il est requis et les déclarations fiscales. Le Malta Business Registry prévoit notamment le dépôt de l’Annual Return et des comptes selon des échéances précises.
Une société maltaise peut-elle exercer une activité de jeux en ligne ?
Oui, mais les activités concernées sont réglementées. Une licence de la Malta Gaming Authority peut être nécessaire et des exigences spécifiques s’appliquent notamment au capital, à la documentation, à la gouvernance, aux personnes clés et aux procédures de conformité.
Malte convient-elle à une holding internationale ?
Malte peut être utilisée dans certaines structures de holding, mais l’intérêt fiscal doit être vérifié au regard de la participation concernée, des revenus reçus, des pays concernés et des règles anti-abus. Une analyse individuelle est indispensable avant la constitution.
En résumé : créer une société offshore à Malte en 2026
Malte reste une juridiction européenne pouvant présenter un intérêt pour les entreprises ayant une activité internationale réelle et recherchant un environnement combinant droit européen, fiscalité spécifique, services professionnels et accès au marché européen.
L’approche doit toutefois être différente de celle d’une juridiction offshore traditionnelle. La réussite d’une structure maltaise repose sur la cohérence entre activité, substance, gouvernance, fiscalité, comptabilité et flux bancaires.
Le régime fiscal mérite une attention particulière : le taux standard est de 35 %, tandis que certains mécanismes de remboursement peuvent réduire la charge fiscale effective dans des situations déterminées. Ce mécanisme doit être calculé avant la constitution et ne doit jamais être présenté comme un taux forfaitaire ou garanti de 5 %.
De même, l’ouverture d’un compte bancaire et la conservation d’une relation bancaire durable nécessitent aujourd’hui un dossier de conformité solide, avec identification des bénéficiaires effectifs, justification de l’activité et compréhension des flux financiers.
Vous envisagez de créer une société à Malte ?
Avant de constituer votre société offshore à Malte, faites valider la structure, la fiscalité, la substance économique et le fonctionnement bancaire en fonction de votre situation.
Une étude préalable permet de déterminer :
- la forme juridique appropriée ;
- le niveau de capital nécessaire ;
- les obligations de substance ;
- le traitement fiscal des bénéfices ;
- les conditions éventuelles d’un remboursement fiscal ;
- les obligations de l’actionnaire dans son pays de résidence ;
- les besoins bancaires ;
- les obligations comptables et administratives annuelles ;
- les éventuelles licences ou autorisations réglementaires.
Contactez-nous pour étudier votre projet de création de société à Malte et obtenir une analyse personnalisée de sa structure, de sa fiscalité et de ses obligations.
Date : 29.09.2026.





