Créer une LLC aux États-Unis lorsqu’on est non-résident peut constituer une solution intéressante pour développer une activité commerciale, investir dans l’immobilier ou structurer une activité internationale. La Limited Liability Company (LLC) offre une responsabilité limitée, une grande souplesse de fonctionnement et plusieurs options de traitement fiscal.
Cependant, une LLC américaine n’est pas automatiquement synonyme de faible fiscalité. Pour un entrepreneur ou investisseur étranger, le résultat fiscal dépend notamment du nombre de membres, de la classification fiscale choisie, de l’activité exercée aux États-Unis, de l’État d’immatriculation et du pays de résidence fiscale du propriétaire.
En 2026, les règles américaines applicables aux sociétés détenues par des étrangers doivent également être prises en compte, notamment les obligations IRS relatives aux Form 5472 et Form 1120, les règles de fiscalité des non-résidents et, selon la situation, les règles FIRPTA applicables à l’immobilier américain.
À retenir : une personne non-résidente peut créer une LLC aux États-Unis sans être citoyenne ou résidente américaine. Mais la création de la société ne détermine pas à elle seule la fiscalité : il faut analyser séparément la structure juridique, la fiscalité fédérale, la fiscalité de l’État et la fiscalité du pays de résidence du propriétaire.
Préparer votre projet de LLC : trois vérifications
Commencez par la définition d’une LLC et ses différences avec une SARL. Vérifiez ensuite les taxes sur les ventes dans les États concernés et les conditions pour ouvrir un compte bancaire aux États-Unis en tant que non-résident.
Ces décisions sont liées mais distinctes : le lieu d’immatriculation ne suffit pas à déterminer où des obligations fiscales peuvent apparaître, et la constitution ne garantit pas l’ouverture bancaire. Pour comparer la LLC avec une autre implantation, consultez notre présentation des sociétés internationales.
Qu’est-ce qu’une LLC américaine ?
Une LLC américaine est une société créée conformément au droit d’un État américain. Ses propriétaires sont appelés les members.
La LLC combine certains éléments traditionnellement associés aux sociétés et aux partnerships : elle permet notamment de limiter, sous réserve des règles applicables et du respect de la personnalité juridique de la société, la responsabilité des membres tout en offrant une grande flexibilité dans son organisation.
L’IRS précise qu’une LLC peut être traitée fiscalement comme une disregarded entity, une partnership ou une corporation, selon le nombre de membres et les élections fiscales effectuées.
Il n’existe pas de capital social minimum fédéral imposé pour créer une LLC. Les règles de constitution, les frais et les obligations administratives dépendent toutefois de l’État choisi.
LLC américaine et SAS française : quelles différences ?
La LLC est parfois comparée à la SAS française en raison de sa flexibilité, mais les deux structures ne sont pas juridiquement ou fiscalement équivalentes.
La principale différence tient notamment au fait que la LLC relève du droit de l’État américain dans lequel elle est constituée, tandis que la SAS est régie par le droit français.
Par ailleurs, le traitement fiscal américain d’une LLC peut être dissocié de sa personnalité juridique. Une LLC à un seul membre est généralement considérée par l’IRS comme une disregarded entity pour l’impôt fédéral, sauf élection contraire.
Une LLC ayant au moins deux membres est généralement considérée comme une partnership, sauf élection pour un traitement en corporation.
Quels sont les avantages d’une LLC aux États-Unis ?

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Une responsabilité limitée
L’un des principaux intérêts d’une LLC est la séparation entre le patrimoine de la société et celui de ses membres.
En principe, les dettes et obligations de la LLC sont celles de l’entreprise et non celles de ses propriétaires. Cette protection n’est toutefois pas absolue : des garanties personnelles, certaines fautes, des irrégularités ou le non-respect de la séparation entre la société et son propriétaire peuvent avoir des conséquences importantes.
La LLC doit donc être gérée comme une véritable entité indépendante : compte bancaire professionnel, comptabilité appropriée, contrats au nom de la société et documentation juridique cohérente.
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Une grande flexibilité fiscale
La LLC bénéficie d’une importante flexibilité au niveau fédéral.
Selon sa configuration, elle peut notamment être :
- une disregarded entity lorsqu’elle possède un seul membre ;
- une partnership lorsqu’elle compte plusieurs membres ;
- une corporation lorsqu’une élection fiscale appropriée est effectuée.
Cette flexibilité permet d’adapter la structure au projet, mais elle signifie également qu’une analyse fiscale préalable est indispensable.
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Une structure accessible aux investisseurs étrangers
Dans de nombreux États, une LLC peut être détenue par une personne étrangère, une société étrangère ou plusieurs associés.
L’IRS indique que la plupart des États ne restreignent pas la propriété d’une LLC aux citoyens américains et que les membres peuvent notamment être des particuliers, des sociétés ou des entités étrangères. Certaines activités réglementées peuvent cependant être soumises à des restrictions spécifiques.
La création d’une LLC américaine ne nécessite donc pas, en principe, de devenir résident fiscal américain.
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Une organisation interne flexible
L’Operating Agreement définit les règles de fonctionnement de la LLC : pouvoirs des membres ou managers, répartition économique, décisions importantes, transferts de participation et autres règles internes.
Même lorsqu’il n’est pas légalement obligatoire dans un État donné, un operating agreement est généralement recommandé pour formaliser les relations entre les membres. La Small Business Administration recommande également sa mise en place.
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Une structure adaptée à différents projets
Une LLC peut être utilisée dans de nombreux contextes :
- activité commerciale aux États-Unis ;
- prestations de services ;
- e-commerce ;
- activité de conseil ;
- détention de certains investissements ;
- investissement immobilier ;
- structuration d’un groupe international ;
- joint-venture entre plusieurs investisseurs.
La pertinence de la LLC dépend toutefois de l’activité et du profil fiscal des propriétaires.
Fiscalité d’une LLC américaine détenue par un non-résident
C’est l’un des points les plus importants à comprendre.
Créer une LLC aux États-Unis ne signifie pas que tous les revenus mondiaux de son propriétaire deviennent imposables aux États-Unis.
La fiscalité dépend notamment de la nature du revenu et de son lien avec une activité américaine.
Pour un non-résident, l’IRS distingue notamment :
- les revenus effectively connected income (ECI), liés à une activité commerciale ou professionnelle aux États-Unis ;
- certains revenus de source américaine qui ne sont pas effectivement liés à une activité américaine, notamment certains revenus dits FDAP.
L’IRS précise que les revenus ECI sont généralement imposés après déduction des dépenses admissibles selon les taux applicables aux personnes physiques américaines, tandis que certains revenus FDAP non effectivement liés à une activité américaine sont généralement soumis à une retenue de 30 %, sauf réduction ou exonération applicable, notamment en vertu d’une convention fiscale.
Il est donc incorrect de résumer la fiscalité d’une LLC détenue par un étranger à la formule « seuls les revenus américains sont imposés ».
La source du revenu, la nature de l’activité, la classification fiscale de la LLC, la résidence fiscale du propriétaire et une éventuelle convention fiscale doivent être analysées ensemble.
LLC à un seul membre détenue par un étranger
Une LLC américaine à un seul membre est généralement considérée comme une disregarded entity pour l’impôt fédéral américain si elle n’a pas choisi d’être imposée comme une corporation.
Cette situation ne signifie pas pour autant qu’aucune déclaration américaine n’est nécessaire.
Lorsqu’une LLC américaine « disregarded » est entièrement détenue par une personne étrangère, des obligations particulières peuvent notamment s’appliquer au titre du Form 5472, accompagné d’un pro forma Form 1120.
L’IRS considère en effet une foreign-owned U.S. disregarded entity comme une entité distincte de son propriétaire pour certaines obligations d’information prévues par la section 6038A.
Cette obligation est particulièrement importante car le défaut de déclaration du Form 5472 peut entraîner des pénalités significatives.
LLC multi-membres détenue par des étrangers
Une LLC américaine ayant au moins deux membres est généralement traitée comme une partnership au niveau fédéral, sauf élection pour être imposée comme une corporation.
Dans cette configuration, la LLC peut notamment avoir à déposer un Form 1065, tandis que les associés étrangers peuvent être soumis à des règles spécifiques de déclaration et de retenue.
Le traitement fiscal doit donc être étudié avant la constitution de la LLC, surtout lorsque les membres sont résidents de pays différents.
Un non-résident doit-il obtenir un ITIN pour créer une LLC ?
Pas nécessairement.
Il faut distinguer la création de la LLC, l’obtention d’un EIN et l’obtention éventuelle d’un ITIN.
L’EIN est le numéro d’identification fiscale de l’entreprise auprès de l’IRS. Un demandeur international dont le principal établissement se trouve hors des États-Unis peut demander un EIN selon les procédures prévues par l’IRS, notamment par téléphone, fax ou courrier.
L’ITIN est, quant à lui, un numéro fiscal individuel destiné à certaines personnes qui doivent disposer d’un identifiant fiscal américain mais ne sont pas éligibles à un Social Security Number.
L’ITIN n’est donc pas automatiquement une condition préalable à la création de toute LLC.
Comment créer une LLC aux États-Unis quand on est non-résident ?

La procédure varie selon l’État, mais les principales étapes sont généralement les suivantes.
Étape 1 : choisir l’État de création
Le premier choix consiste à déterminer dans quel État la LLC sera constituée.
Il faut notamment examiner :
- les frais de constitution ;
- les taxes et frais annuels ;
- les obligations de déclaration ;
- la fiscalité de l’État ;
- les règles applicables à l’activité ;
- l’endroit où l’activité sera effectivement exercée ;
- la nécessité éventuelle d’une qualification comme foreign LLC dans un autre État.
Le choix de l’État ne devrait donc pas être effectué uniquement sur la base d’un classement « meilleur État pour créer une LLC ».
Étape 2 : choisir le nom de la LLC
Le nom doit respecter les règles de l’État concerné et être disponible.
Selon l’État, la dénomination doit généralement comporter une indication telle que LLC ou Limited Liability Company.
Étape 3 : désigner un Registered Agent
La LLC doit généralement disposer d’un Registered Agent dans son État de constitution.
Le registered agent reçoit notamment certains documents officiels et notifications juridiques pour le compte de la société.
Étape 4 : déposer les Articles of Organization
Les Articles of Organization, ou document équivalent selon l’État, sont déposés auprès de l’autorité compétente de l’État.
Ils contiennent les informations essentielles relatives à la LLC, notamment sa dénomination et les informations requises concernant sa structure et son registered agent.
Étape 5 : préparer l’Operating Agreement
L’Operating Agreement formalise le fonctionnement interne de la LLC.
Il peut notamment préciser :
- l’identité des membres ;
- les pourcentages de détention ;
- les apports ;
- la répartition économique ;
- les pouvoirs des managers ;
- les règles de vote ;
- les conditions de transfert des intérêts ;
- les règles applicables en cas de départ ou de décès d’un membre.
Étape 6 : obtenir l’EIN
L’EIN est généralement indispensable pour les démarches bancaires, fiscales et administratives de la société.
Pour les demandeurs dont le principal établissement est situé hors des États-Unis, l’IRS prévoit des procédures spécifiques pour les demandes internationales.
Étape 7 : ouvrir un compte bancaire professionnel
Une fois la société constituée et les documents disponibles, le propriétaire peut demander l’ouverture d’un compte professionnel.
Les banques et établissements financiers appliquent leurs propres procédures de vérification. Une LLC américaine ne garantit donc pas l’ouverture automatique d’un compte bancaire aux États-Unis pour un non-résident.
Étape 8 : mettre en place la conformité annuelle
La création de la LLC n’est que le début.
Il faut ensuite assurer notamment :
- les obligations auprès de l’État ;
- les déclarations fiscales fédérales éventuelles ;
- les déclarations fiscales de l’État ;
- le renouvellement du registered agent ;
- la comptabilité ;
- les obligations liées aux transactions avec des parties étrangères ;
- les éventuelles licences professionnelles.
Quel État choisir pour créer une LLC américaine ?
Il n’existe pas de « meilleur État » universel pour une LLC.
Le choix doit correspondre au lieu où l’entreprise exerce réellement son activité et à ses objectifs.
Delaware
Delaware est particulièrement connu pour son droit des sociétés et sa Court of Chancery, spécialisée dans les litiges commerciaux.
Le Delaware peut être pertinent pour certaines entreprises recherchant un environnement juridique sophistiqué, notamment dans des contextes impliquant plusieurs investisseurs.
Pour une LLC du Delaware, l’État prévoit actuellement une taxe annuelle de 300 $, sans obligation d’Annual Report pour les LLC.
Cela ne signifie cependant pas qu’une LLC opérationnelle en Californie, en Floride ou dans un autre État devrait automatiquement être constituée dans le Delaware : elle pourrait devoir être enregistrée comme foreign LLC dans l’État où elle exerce réellement son activité.
Wyoming
Wyoming est fréquemment choisi pour ses coûts administratifs relativement faibles et son environnement favorable aux petites entreprises.
L’absence d’impôt d’État sur le revenu des particuliers ne signifie toutefois pas qu’une LLC du Wyoming est exonérée de toutes taxes ou obligations.
Le coût réel doit être comparé à celui d’une LLC constituée dans l’État où l’activité est effectivement exercée.
Nevada
Nevada est également souvent cité parmi les États favorables aux entreprises.
Toutefois, il faut éviter de présenter le Nevada comme garantissant un « anonymat total » ou une absence générale de fiscalité. Les obligations dépendent de la structure, de l’activité et des règles applicables.
Floride
Florida peut être particulièrement pertinente pour les entrepreneurs qui y exercent effectivement leur activité ou pour certains projets immobiliers et commerciaux.
Son intérêt ne résulte cependant pas simplement du fait qu’elle ne prélève pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques : les autres taxes, obligations locales et règles fédérales continuent de s’appliquer.
Tableau comparatif simplifié
| État | Particularité connue | Point d’attention |
|---|---|---|
| Delaware | Droit des affaires développé | Taxe annuelle LLC de 300 $ |
| Wyoming | Environnement favorable aux petites structures | Vérifier les obligations dans les États où l’activité est exercée |
| Nevada | Environnement juridique et fiscal attractif pour certaines entreprises | Ne pas assimiler l’État à une exonération fiscale générale |
| Floride | Absence d’impôt d’État sur le revenu des personnes physiques | Autres taxes et règles locales à analyser |
Le meilleur État pour votre LLC dépend donc de votre activité, de votre lieu d’exploitation, de vos investissements et de votre résidence fiscale.
Une LLC américaine doit-elle payer des impôts dans l’État où elle est créée ?

Pas nécessairement de la manière que l’on pourrait imaginer.
Il faut distinguer :
- l’État de constitution ;
- l’État dans lequel la société exerce effectivement son activité ;
- la fiscalité fédérale américaine ;
- la fiscalité du pays de résidence du propriétaire.
Une LLC constituée au Wyoming mais exploitant une activité en Californie peut, par exemple, avoir des obligations en Californie.
Le fait de créer une société dans un État réputé fiscalement favorable ne permet donc pas automatiquement de supprimer les obligations fiscales dans un autre État.
LLC américaine et immobilier : attention au FIRPTA
Les investisseurs étrangers qui achètent de l’immobilier aux États-Unis doivent porter une attention particulière au FIRPTA (Foreign Investment in Real Property Tax Act).
Lorsqu’une personne étrangère cède un intérêt immobilier américain entrant dans le champ du FIRPTA, la vente est généralement traitée comme générant un revenu effectivement lié à une activité commerciale américaine.
Le régime prévoit généralement une retenue de 15 % sur le montant réalisé, sous réserve des exceptions et mécanismes spécifiques prévus par la réglementation. I
Il est important de comprendre que cette retenue n’est pas nécessairement l’impôt final dû sur la transaction. Elle constitue un mécanisme de prélèvement à la source et le calcul définitif de l’impôt peut être différent.
Pour un investisseur non-résident, la structuration de la détention immobilière doit donc être étudiée avant l’acquisition, et non uniquement au moment de la revente.
LLC américaine et succession : un risque à anticiper
La fiscalité successorale américaine constitue un autre sujet souvent oublié par les investisseurs étrangers.
Un non-résident qui n’est pas citoyen américain peut être soumis aux règles américaines de l’estate tax concernant certains actifs situés aux États-Unis.
L’IRS indique notamment que les actifs américains concernés peuvent inclure l’immobilier situé aux États-Unis et certains titres ou intérêts américains. Le seuil fédéral de déclaration du Form 706-NA est actuellement de 60 000 $ d’actifs américains, sous réserve des règles applicables et des conventions fiscales.
Les conventions fiscales successorales peuvent modifier le résultat dans certains cas.
Cette question est particulièrement importante lorsqu’une LLC est utilisée pour détenir des investissements substantiels.
LLC américaine et BOI : quelles règles en 2026 ?
Les règles relatives au Beneficial Ownership Information (BOI) ont changé de manière importante.
Depuis la règle finale publiée par FinCEN le 11 août 2026, les sociétés créées aux États-Unis sont exemptées des obligations BOI. En revanche, certaines entités constituées à l’étranger et enregistrées pour exercer une activité aux États-Unis peuvent rester soumises aux obligations BOI. La règle est entrée en vigueur le 14 août 2026.
Cela signifie qu’une LLC nouvellement créée aux États-Unis n’est actuellement pas tenue de déposer un rapport BOI auprès de FinCEN uniquement parce qu’elle est une LLC américaine.
Cette règle doit néanmoins être vérifiée en fonction de la structure exacte de l’entité, notamment lorsqu’une société étrangère est elle-même enregistrée pour exercer une activité aux États-Unis.
Quels sont les principaux inconvénients d’une LLC pour un non-résident ?
La LLC présente de nombreux avantages, mais elle n’est pas adaptée à tous les projets.
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Une fiscalité internationale parfois complexe
Le propriétaire doit potentiellement gérer simultanément :
- la fiscalité fédérale américaine ;
- la fiscalité de l’État ;
- les obligations déclaratives de la LLC ;
- la fiscalité de son pays de résidence ;
- les conventions fiscales éventuellement applicables.
Cette complexité justifie souvent l’intervention d’un professionnel connaissant à la fois la fiscalité américaine et la fiscalité internationale.
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Des obligations déclaratives même en l’absence d’impôt important
Une LLC peut avoir des obligations déclaratives même lorsque le montant d’impôt finalement dû est faible ou nul.
Le cas d’une LLC américaine détenue par une personne étrangère et traitée comme disregarded entity illustre bien cette distinction : certaines obligations d’information.
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Des coûts récurrents
Il faut prévoir :
- registered agent ;
- frais de l’État ;
- comptabilité ;
- déclarations fiscales ;
- éventuelles licences ;
- frais bancaires ;
- accompagnement juridique ou fiscal.
Ces coûts doivent être comparés au chiffre d’affaires ou aux revenus attendus.
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L’ouverture d’un compte bancaire peut être plus difficile pour un non-résident
La constitution d’une LLC ne garantit pas l’ouverture d’un compte bancaire américain.
Les banques appliquent leurs propres procédures KYC/AML et peuvent demander des informations concernant :
- le propriétaire réel ;
- l’activité ;
- l’origine des fonds ;
- les clients ;
- les fournisseurs ;
- les documents de constitution ;
- l’adresse ;
- la résidence fiscale.
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La LLC ne supprime pas la fiscalité du pays de résidence
Créer une LLC aux États-Unis ne signifie pas automatiquement que le propriétaire cesse d’être imposable dans son pays de résidence.
La fiscalité américaine et la fiscalité du pays de résidence doivent être analysées ensemble.
LLC ou C Corporation : quelle structure choisir ?

La C Corporation constitue une autre forme juridique américaine importante.
Contrairement à une LLC fiscalement transparente, une C Corporation est généralement imposée comme une société au niveau fédéral.
Le taux fédéral d’impôt sur les bénéfices des corporations est actuellement de 21 %, avant prise en compte des éventuels impôts des États et des autres règles applicables.
La C Corporation peut être intéressante dans certains projets nécessitant :
- des investisseurs institutionnels ;
- plusieurs tours de financement ;
- une structure d’actions classique ;
- une croissance internationale ;
- une éventuelle introduction en bourse.
La LLC peut, de son côté, offrir davantage de flexibilité dans certaines structures entrepreneuriales et d’investissement.
Le choix doit donc être effectué en fonction du projet plutôt que sur la seule base du taux d’imposition.
LLC américaine : avantages et inconvénients en résumé
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Responsabilité limitée | Fiscalité transfrontalière complexe |
| Grande flexibilité organisationnelle | Obligations déclaratives parfois importantes |
| Plusieurs classifications fiscales possibles | Coûts annuels de maintien |
| Accessible aux investisseurs étrangers dans de nombreux cas | Ouverture bancaire non garantie |
| Pas de capital social fédéral minimum | Fiscalité de l’État à analyser |
| Adaptée à de nombreux projets | Risques successoraux à anticiper |
| Peut convenir à l’immobilier et aux activités commerciales | FIRPTA possible en cas de cession immobilière |
Pour un non-résident, le budget global peut être sensiblement supérieur si l’on inclut la comptabilité, les déclarations fiscales, le registered agent et l’accompagnement professionnel.
FAQ : LLC américaine pour non-résident
Peut-on créer une LLC américaine sans vivre aux États-Unis ?
Oui. Une personne étrangère peut, dans de nombreux cas, être membre d’une LLC américaine sans être résidente des États-Unis. Les règles exactes dépendent toutefois de l’État et de l’activité exercée.
Faut-il être citoyen américain pour créer une LLC ?
Non. La citoyenneté américaine n’est généralement pas une condition pour devenir membre d’une LLC américaine.
Une LLC américaine donne-t-elle un visa américain ?
Non. La création d’une LLC ne donne pas automatiquement un droit de séjour ou de travail aux États-Unis.
Les questions d’immigration sont distinctes de la création de l’entreprise.
Une LLC américaine est-elle automatiquement exonérée d’impôt ?
Non. La fiscalité dépend de la classification de la LLC, de son activité, de la source des revenus, de l’État concerné et de la situation fiscale de ses propriétaires.
Une LLC américaine doit-elle avoir un EIN ?
Dans de nombreuses situations, oui, notamment pour les démarches fiscales et administratives. Les procédures applicables aux demandeurs internationaux sont prévues par l’IRS.
Un non-résident doit-il remplir un Form 1040-NR ?
Cela dépend de sa situation fiscale. Un non-résident qui doit déposer une déclaration américaine utilise généralement le Form 1040-NR, notamment lorsqu’il est engagé ou considéré comme engagé dans une activité commerciale aux États-Unis.
Une LLC détenue par un étranger doit-elle remplir le Form 5472 ?
Une LLC américaine détenue à 100 % par une personne étrangère et traitée comme une disregarded entity peut être soumise aux règles du Form 5472, avec dépôt d’un pro forma Form 1120. Il faut analyser les transactions et la structure exacte pour déterminer les obligations applicables.
Quelle est la meilleure LLC pour un investisseur étranger ?
Il n’existe pas de réponse universelle.
Le choix de l’État doit dépendre notamment de l’endroit où l’activité est exercée, de la nature de l’investissement, des coûts, des obligations fiscales et de la stratégie à long terme.
Quelle est la différence entre LLC et C Corporation ?
La LLC offre une grande flexibilité et peut être fiscalement transparente selon sa classification. La C Corporation est une société imposée séparément au niveau fédéral et peut être adaptée à certaines stratégies de financement et de croissance.
Une LLC est-elle adaptée à l’immobilier américain ?
Elle peut l’être dans certaines situations, mais l’investissement immobilier par un non-résident nécessite une analyse spécifique de l’impôt fédéral, de l’État, du FIRPTA, de la fiscalité du pays de résidence et, selon la structure, des conséquences successorales.
Conclusion : faut-il créer une LLC aux États-Unis quand on est non-résident ?
La LLC américaine peut être une structure efficace pour un entrepreneur ou investisseur international, mais elle ne doit pas être choisie uniquement pour ses prétendus avantages fiscaux.
Pour un non-résident, les principaux critères à examiner sont :
- la nature de l’activité ou de l’investissement ;
- le nombre et la résidence fiscale des membres ;
- la classification fiscale de la LLC ;
- l’État dans lequel l’activité sera réellement exercée ;
- les obligations IRS ;
- la fiscalité du pays de résidence ;
- les conventions fiscales applicables ;
- les conséquences successorales ;
- les obligations liées à l’immobilier et au FIRPTA lorsque cela est pertinent ;
- les coûts de conformité annuels.
Une LLC américaine peut être pertinente pour un projet commercial, immobilier ou international, mais la bonne structure dépend du profil de l’investisseur et de la manière dont l’activité sera réellement organisée.
Pour un investisseur étranger, l’objectif ne devrait donc pas être simplement de « créer une LLC aux États-Unis », mais de construire une structure juridiquement cohérente, fiscalement documentée et conforme aux obligations américaines et internationales.
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Informations générales mises à jour en septembre 2026. La fiscalité américaine et internationale dépend de la situation individuelle, de l’État concerné, de la nature des revenus et du pays de résidence fiscale. Cet article ne constitue pas un avis fiscal ou juridique personnalisé.
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Date : 17.09.2026.





