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Créer une société en free zone Dubai, ce qu’il faut savoir

Sunrise shot of Downtown Dubai and Burj Khalifa

Créer une société en free zone à Dubaï : ce qu’il faut savoir

Créer une société en free zone à Dubaï permet aux entrepreneurs et investisseurs internationaux de bénéficier d’un cadre conçu pour faciliter la création et le développement d’entreprises. Mais toutes les zones franches ne proposent pas les mêmes activités, licences, bureaux, coûts ou conditions de visa.

Le choix d’une free zone doit donc être effectué en fonction de plusieurs critères : activité exercée, type de licence, besoins en bureaux, nombre de visas, accès au marché des Émirats arabes unis et régime fiscal applicable.

Dubaï compte plus de 20 zones franches, chacune ayant ses propres règles et autorités de réglementation. Le choix de la zone est donc une décision structurante lors de la création d’une entreprise.

Qu’est-ce qu’une free zone à Dubaï ?

Une free zone, ou zone franche, est une zone économique bénéficiant d’un cadre réglementaire spécifique destiné à attirer les investisseurs et entreprises internationales.

Les sociétés installées dans une free zone peuvent notamment bénéficier de :

  • la possibilité d’une détention étrangère à 100 % ;
  • de procédures de création adaptées aux investisseurs internationaux ;
  • d’infrastructures et de services spécialisés selon le secteur ;
  • de possibilités de résidence pour les associés et certains salariés, sous réserve des conditions applicables ;
  • d’un régime fiscal spécifique pour les entreprises qui remplissent les conditions prévues par la législation des Émirats arabes unis.

Il est toutefois important de distinguer une free zone d’une société dite « offshore ». Une société constituée dans une zone franche de Dubaï est une entreprise enregistrée dans une juridiction économique située aux Émirats arabes unis. Elle ne doit donc pas être présentée comme une société offshore au sens strict.

Quelle free zone choisir à Dubaï ?

Dubaï compte plus de 20 free zones, avec des spécialisations différentes : commerce, technologie, services, médias, finance, logistique, santé, immobilier ou encore matières premières.

Parmi les zones franches connues de Dubaï figurent notamment :

  • JAFZA (Jebel Ali Free Zone), particulièrement orientée vers le commerce, la logistique et l’industrie ;
  • DMCC (Dubai Multi Commodities Centre), notamment connue pour les activités de commerce et de matières premières ;
  • Dubai Airport Free Zone (DAFZ), située à proximité de l’aéroport international de Dubaï ;
  • DIFC (Dubai International Financial Centre), avec un cadre réglementaire spécifique aux services financiers ;
  • Dubai Internet City, orientée vers les technologies et les entreprises numériques ;
  • Dubai Healthcare City, spécialisée dans les activités liées à la santé ;
  • Dubai Silicon Oasis, notamment orientée vers les technologies et l’innovation.

Cette liste n’est pas exhaustive. Une free zone peut être particulièrement adaptée à une activité donnée et moins pertinente pour une autre.

Le bon choix ne consiste donc pas simplement à rechercher la free zone la moins chère. Il faut d’abord vérifier que l’activité envisagée est autorisée, que la licence correspond aux opérations prévues et que les besoins en locaux et en visas peuvent être couverts.

Quelles sont les licences disponibles en free zone ?

A person deciding something

Il n’existe pas une liste unique de licences valable pour toutes les free zones de Dubaï. Les catégories et dénominations varient selon l’autorité de la zone franche.

Selon la juridiction et l’activité, on peut notamment rencontrer des licences liées :

  • au commerce (Trading) ;
  • aux services et activités professionnelles ;
  • à l’industrie ;
  • au conseil ;
  • aux technologies et activités numériques ;
  • aux médias ;
  • à la finance ou à des activités réglementées.

Par exemple, le DMCC propose notamment des licences Trading, Service et Industrial.

Le choix de la licence doit correspondre précisément à l’activité réellement exercée. Une société qui souhaite faire du conseil, vendre des marchandises, importer des produits ou exercer une activité réglementée ne suivra pas nécessairement la même procédure.

Peut-on exercer plusieurs activités avec une seule licence ?

Cela dépend de la free zone et des activités sélectionnées.

Certaines autorités permettent d’ajouter plusieurs activités compatibles à une même licence, tandis que certaines activités peuvent nécessiter une licence ou une autorisation supplémentaire.

Il est donc préférable de définir les activités commerciales avant de déposer la demande de création. Cela permet également de vérifier les éventuelles autorisations sectorielles nécessaires.

Quelles sont les restrictions d’activité en free zone ?

La création d’une société en free zone ne signifie pas que toutes les activités sont automatiquement autorisées.

Certaines activités sont soumises à des conditions particulières ou à des autorisations supplémentaires. Cela peut notamment concerner les secteurs réglementés, comme la finance, la santé, l’éducation ou certaines activités professionnelles.

Une autre distinction importante concerne le marché des Émirats arabes unis.

Une entreprise établie en free zone bénéficie d’un cadre permettant de développer ses activités depuis la zone franche, mais elle ne dispose pas automatiquement d’un droit général de vendre directement sur le mainland de Dubaï. Selon l’activité et le mode de commercialisation, une licence ou une structure adaptée peut être nécessaire. Le portail officiel Invest in Dubai précise notamment que les entreprises établies en free zone ne peuvent pas commercer directement sur le marché local sans licence mainland spécifique.

Avant la création, il est donc essentiel de répondre à trois questions :

  1. Où les clients seront-ils situés ?
  2. L’entreprise vendra-t-elle des services, des marchandises ou les deux ?
  3. L’activité nécessite-t-elle une présence ou une licence sur le mainland ?

Quel bureau faut-il pour créer une société en free zone à Dubaï ?

Les exigences concernant les bureaux varient selon la zone franche, l’activité et le nombre de visas souhaités.

Certaines free zones proposent des solutions flexibles, comme un flexi-desk ou un bureau partagé, alors que d’autres activités nécessitent des locaux physiques plus importants.

Le choix du bureau peut également avoir une incidence sur la capacité de l’entreprise à obtenir des visas.

Par exemple, les formules proposées par DMCC comprennent différentes solutions de bureau et leurs conditions peuvent être liées au nombre de visas disponibles.

Il est donc préférable de ne pas choisir uniquement une licence « low cost » avant d’avoir déterminé les besoins réels de l’entreprise.

Quel bureau choisir ?

Le besoin peut généralement être classé en trois niveaux :

  • Flexi-desk ou bureau partagé : adapté à certaines activités de services avec une petite équipe ;
  • bureau dédié : pertinent lorsque l’entreprise doit disposer d’une adresse et d’un espace de travail plus importants ;
  • entrepôt, atelier ou locaux spécialisés : nécessaire pour certaines activités commerciales, industrielles ou logistiques.

Les conditions exactes doivent être vérifiées auprès de l’autorité de la free zone choisie.

Quels visas peut-on obtenir avec une société en free zone ?

La création d’une société en free zone peut permettre à ses associés et à certains salariés d’obtenir un titre de résidence aux Émirats arabes unis, sous réserve de remplir les conditions d’immigration applicables.

Les principales situations à étudier sont :

  • le visa de résidence de l’investisseur ou associé ;
  • les visas de résidence des salariés sponsorisés par l’entreprise ;
  • les visas de résidence des membres de la famille, lorsque les conditions de parrainage sont remplies ;
  • certaines catégories spécifiques de résidence, comme la Green Residence pour les investisseurs ou partenaires éligibles.

À Dubaï, la Green Residence destinée aux investisseurs ou partenaires peut être accordée pour une durée allant jusqu’à cinq ans, sous réserve des conditions prévues par l’administration.

La Golden Residence constitue une autre catégorie de résidence de longue durée. Pour les investisseurs, elle est soumise à des critères spécifiques et ne doit pas être présentée comme un visa automatiquement obtenu lors de la création d’une société.

Le nombre de visas disponibles dépend notamment de la structure de l’entreprise, de la free zone, des locaux et des règles d’immigration applicables.

Quelle fiscalité pour une société en free zone à Dubaï ?

La fiscalité des free zones a évolué avec l’introduction de l’impôt fédéral sur les sociétés (Corporate Tax) aux Émirats arabes unis.

Il n’est donc plus exact d’affirmer qu’une société en free zone est systématiquement « exonérée d’impôt ».

Une Qualifying Free Zone Person (QFZP) peut bénéficier d’un taux de 0 % sur son Qualifying Income. Les revenus qui ne répondent pas aux conditions du régime peuvent être soumis au taux de 9 %.

L’application du taux de 0 % dépend notamment de la nature des activités, des revenus concernés et du respect des conditions prévues par le régime fiscal des free zones.

La Federal Tax Authority précise également que les entreprises concernées doivent respecter leurs obligations de conformité fiscale. AAutorité Fédérale des Impôts UAE

Une société en free zone paie-t-elle la TVA ?

Une free zone n’est pas automatiquement exonérée de TVA.

La TVA est une taxe fédérale distincte de l’impôt sur les sociétés. Une entreprise résidente aux Émirats doit notamment s’enregistrer à la TVA lorsque la valeur de ses fournitures taxables et importations dépasse 375 000 AED sur les 12 derniers mois ou devrait dépasser ce seuil dans les 30 prochains jours. L’enregistrement volontaire est possible à partir de 187 500 AED, sous réserve des conditions applicables.

La localisation en free zone ne suffit donc pas, à elle seule, à déterminer le traitement TVA d’une opération.

Combien coûte la création d’une société en free zone à Dubaï ?

A sunset shot of Dubai

Il n’existe pas de tarif unique pour créer une société en free zone à Dubaï.

Le budget dépend notamment :

  • de la free zone choisie ;
  • du type de société ;
  • de la licence ;
  • du nombre d’activités ;
  • du bureau ou flexi-desk ;
  • du nombre de visas ;
  • des frais d’immigration ;
  • des éventuelles autorisations complémentaires ;
  • des prestations administratives ou de conseil.

Il faut également distinguer les frais de création des frais de renouvellement annuels.

À titre d’exemple, DMCC publie différentes composantes tarifaires pour la création d’une société, notamment les frais de demande, d’enregistrement, de licence et d’établissement. Les tarifs varient selon l’activité et les prestations sélectionnées.

Quels frais prévoir dans le budget ?

Poste À prévoir ? Variation
Réservation / nom commercial Selon la zone Zone et dossier
Constitution de la société Oui Structure choisie
Licence commerciale Oui Activité et durée
Bureau / flexi-desk Généralement Solution choisie
Establishment Card Selon la structure Nombre de visas
Visa investisseur / associé Si nécessaire Situation personnelle
Visas salariés Si nécessaire Nombre de salariés
Assurance médicale Selon le visa et la situation Profil
Comptabilité et conformité À prévoir Activité
Renouvellement de licence Oui Annuel ou selon la durée choisie

Le coût annoncé pour une création ne doit donc pas être confondu avec le coût annuel réel de détention de la société.

Combien coûte le renouvellement d’une société en free zone ?

Le renouvellement comprend généralement le renouvellement de la licence et peut également inclure les coûts liés au bureau, à l’établissement, aux visas et à certaines obligations administratives.

La périodicité et les tarifs dépendent de la free zone.

Certaines zones proposent des licences avec différentes durées de validité. DMCC indique par exemple proposer des licences d’une, deux ou trois années selon les conditions applicables.

Pour calculer le coût réel d’une société, il faut donc comparer le coût de création + le coût annuel de renouvellement + les coûts liés aux visas et aux locaux, plutôt que de se baser uniquement sur le prix d’entrée.

Comment créer une société en free zone à Dubaï ?

La procédure varie selon la zone choisie, mais elle suit généralement plusieurs étapes.

  1. Définir l’activité

La première étape consiste à déterminer précisément les activités que la société exercera.

Cette étape est essentielle car elle conditionne le type de licence et peut déterminer les autorisations supplémentaires nécessaires.

  1. Choisir la free zone

La zone doit être sélectionnée en fonction de l’activité, du marché ciblé, des besoins en bureaux, des visas et du budget.

  1. Choisir la structure juridique

Les free zones proposent différentes formes juridiques. Parmi les structures courantes figurent notamment les sociétés détenues par un ou plusieurs associés et les succursales de sociétés existantes. Les formes disponibles dépendent de la juridiction choisie.

  1. Réserver le nom de l’entreprise

Le nom commercial doit respecter les règles de l’autorité compétente et les exigences applicables aux dénominations commerciales.

  1. Préparer les documents

Selon la structure et le profil des associés, des documents tels que les passeports, documents de société, statuts ou justificatifs complémentaires peuvent être demandés.

  1. Choisir les locaux

Le bureau, flexi-desk ou autre solution immobilière doit correspondre aux exigences de la free zone et aux besoins en visas.

  1. Obtenir la licence

Une fois le dossier approuvé et les frais acquittés, l’autorité compétente délivre la licence permettant à l’entreprise d’exercer les activités autorisées.

  1. Effectuer les démarches de résidence et de conformité

Lorsque cela est nécessaire, l’entreprise peut ensuite effectuer les démarches relatives aux visas, à l’établissement, à la fiscalité et aux autres obligations réglementaires.

Free zone ou mainland à Dubaï : quelle différence ?

Le choix entre une free zone et le mainland dépend principalement du modèle économique de l’entreprise.

Critère Free zone Mainland
Propriété étrangère 100 % possible selon le cadre applicable 100 % possible dans de nombreux secteurs
Spécialisation sectorielle Souvent forte Plus généraliste
Accès direct au marché mainland Conditions spécifiques Direct
Bureau Règles propres à la zone Règles du mainland
Licences Dépendent de la free zone Régime DET/Dubai
Fiscalité Régime QFZP sous conditions Régime Corporate Tax général
Coût Variable Variable

Le gouvernement de Dubaï présente officiellement le choix de la juridiction comme l’une des premières décisions à prendre lors de la création d’une entreprise.

FAQ : créer une société en free zone à Dubaï

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Peut-on créer une société à Dubaï avec 100 % de capitaux étrangers ?

Oui. Les free zones permettent généralement une détention étrangère à 100 %, sous réserve des règles propres à la zone et à l’activité choisie.

Une société en free zone ne paie-t-elle aucun impôt ?

Non. Cette formulation n’est plus exacte. Une Qualifying Free Zone Person peut bénéficier d’un taux de 0 % sur son Qualifying Income, tandis que certains revenus peuvent être imposés à 9 %. Les conditions du régime doivent être respectées. AAutorité Fédérale des Impôts UAE

Une société en free zone est-elle exonérée de TVA ?

Non, pas automatiquement. Les règles de TVA s’appliquent également aux entreprises établies en free zone. Le seuil obligatoire d’enregistrement pour une entreprise résidente est actuellement de 375 000 AED de fournitures taxables et importations, sous réserve des règles applicables.

Peut-on vendre directement à des clients situés à Dubaï mainland ?

Une société en free zone ne dispose pas automatiquement d’un droit général de commercer directement sur le mainland. Selon l’activité et le mode de distribution, une licence ou une structure adaptée peut être nécessaire.

Faut-il obligatoirement louer un vrai bureau ?

Cela dépend de la free zone, de l’activité, de la structure et du nombre de visas. Certaines zones proposent des solutions de flexi-desk, tandis que certaines activités nécessitent des locaux spécifiques.

Combien coûte une société en free zone à Dubaï ?

Il n’existe pas de prix unique. Le coût dépend principalement de la licence, de la free zone, du bureau, du nombre de visas et des frais administratifs. Il faut également prévoir les frais de renouvellement.

Peut-on obtenir un visa de résidence grâce à une société en free zone ?

Oui, sous réserve des conditions applicables. Les options peuvent notamment comprendre une résidence pour l’investisseur ou associé et des visas pour les salariés. Certaines catégories de résidence, comme la Green Residence, répondent à des critères spécifiques.

Peut-on obtenir un visa pour sa famille ?

Un résident peut, sous réserve de remplir les conditions d’immigration applicables, parrainer certains membres de sa famille. Les conditions dépendent notamment du type de résidence et de la situation du sponsor.

Combien de temps faut-il pour créer une société en free zone ?

Le délai dépend fortement de la free zone, de l’activité, des documents fournis et des éventuelles autorisations supplémentaires. Certaines procédures peuvent être réalisées en ligne, mais les activités réglementées ou les dossiers complexes peuvent nécessiter des étapes complémentaires.

Quelle est la meilleure free zone à Dubaï ?

Il n’existe pas une free zone universellement adaptée à toutes les entreprises. Le choix dépend notamment de l’activité, des besoins en bureaux, des visas, des clients ciblés, de la logistique et du budget.

Faut-il créer sa société en free zone avec un prestataire ?

Ce n’est pas systématiquement obligatoire. Toutefois, un accompagnement professionnel peut être utile pour comparer les juridictions, vérifier les activités autorisées, anticiper les coûts de renouvellement et gérer les démarches administratives et fiscales.

À retenir avant de créer une société en free zone à Dubaï

Une free zone peut constituer une solution adaptée à un entrepreneur international souhaitant créer une entreprise aux Émirats arabes unis. Mais le choix ne doit pas être fondé uniquement sur la promesse d’une fiscalité à 0 % ou sur le prix de création.

Avant de vous engager, vérifiez notamment :

  • la compatibilité de votre activité avec la licence ;
  • les règles propres à la free zone choisie ;
  • les conditions d’accès au marché mainland ;
  • les exigences concernant le bureau ;
  • le nombre de visas nécessaires ;
  • le coût réel de la création et du renouvellement ;
  • vos obligations en matière de Corporate Tax ;
  • votre éventuelle obligation d’enregistrement à la TVA.

Une analyse préalable de ces éléments permet de choisir une structure cohérente avec votre activité et d’éviter de comparer les free zones uniquement sur leur prix d’entrée.

Vous souhaitez créer une société en free zone à Dubaï ? Nous pouvons vous accompagner dans l’analyse de votre activité, le choix de la juridiction, la licence, les besoins en bureaux et visas ainsi que l’estimation du budget de création et de renouvellement.

Date : 29.09.2026.