Vous travaillez à distance, voyagez régulièrement et souhaitez créer une structure professionnelle adaptée à votre mode de vie ? Le choix du pays où établir votre entreprise peut avoir un impact important sur votre fiscalité, votre compte bancaire professionnel, votre accès aux clients internationaux et vos obligations administratives.
Mais quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que nomade numérique ?
Il n’existe pas une juridiction idéale pour tous les entrepreneurs nomades. Le meilleur choix dépend notamment de votre activité, de votre pays de résidence fiscale, de votre chiffre d’affaires, de vos clients et du niveau de substance que vous souhaitez établir.
Parmi les juridictions régulièrement étudiées par les entrepreneurs internationaux figurent Singapour, les Émirats arabes unis, Hong Kong et le Royaume-Uni.
Pourquoi le choix du pays est important pour un nomade numérique ?
Un entrepreneur nomade peut travailler depuis plusieurs pays au cours de l’année, facturer des clients situés dans différentes régions du monde et recevoir des paiements en plusieurs devises.
Cette mobilité crée cependant plusieurs questions :
- Où créer la société ?
- Où ouvrir le compte bancaire professionnel ?
- Dans quel pays l’entreprise est-elle fiscalement résidente ?
- Où l’activité est-elle effectivement exercée ?
- Quelle juridiction offre le meilleur environnement pour les clients internationaux ?
- Comment gérer la comptabilité et les obligations fiscales ?
La création d’une société dans un pays donné ne signifie pas automatiquement que l’entrepreneur cesse d’être résident fiscal de son pays d’origine.
C’est pourquoi une création d’entreprise pour nomades numériques doit être pensée comme une structure globale et non comme une simple formalité administrative.
Quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que nomade numérique ?

Pour de nombreux entrepreneurs internationaux, quatre juridictions méritent particulièrement d’être étudiées : les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni.
| Juridiction | Profil idéal | Fiscalité société | Atout principal |
|---|---|---|---|
| 🇦🇪 Émirats arabes unis | Entrepreneur international mobile | Jusqu’à 9% selon le régime | Environnement international |
| 🇸🇬 Singapour | Tech, conseil, services internationaux | 17% | Réputation et écosystème asiatique |
| 🇭🇰 Hong Kong | Commerce, services et Asie | 8,25% puis 16,5% | Porte d’entrée vers l’Asie |
| 🇬🇧 Royaume-Uni | Services, consulting, activités digitales | 19% à 25% | Réputation et simplicité commerciale |
Ces taux concernent l’impôt sur les bénéfices de la société et ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer la fiscalité personnelle de l’entrepreneur.
Émirats arabes unis : une juridiction particulièrement intéressante pour les nomades
Les Émirats arabes unis sont devenus une juridiction populaire auprès des entrepreneurs internationaux, consultants, créateurs de contenu et dirigeants travaillant à distance.
Le régime fiscal doit toutefois être compris précisément. Aux Émirats, le taux général de Corporate Tax est de 0 % jusqu’à AED 375 000 de revenu imposable puis de 9 % au-delà.
Les sociétés situées en Free Zone peuvent, lorsqu’elles remplissent les conditions applicables, bénéficier d’un taux de 0 % sur leur Qualifying Income. Les autres revenus imposables peuvent être soumis au taux de 9 %.
Pour un entrepreneur nomade, l’intérêt des Émirats réside donc moins dans l’idée d’une simple « société offshore sans impôt » que dans la possibilité de construire une structure internationale cohérente.
Une société en Free Zone peut notamment être intéressante pour certaines activités de services, de conseil ou de commerce international. Mais le régime préférentiel suppose de respecter des conditions, notamment en matière de substance, de revenus qualifiants et de conformité.
Profil particulièrement adapté :
- entrepreneurs vivant réellement aux Émirats ;
- consultants internationaux ;
- entreprises de services numériques ;
- entrepreneurs avec une clientèle internationale ;
- fondateurs recherchant une base internationale au Moyen-Orient.
Singapour : une excellente option pour les entrepreneurs tournés vers l’Asie
Singapour constitue une autre option solide pour les entrepreneurs nomades dont l’activité est liée à l’Asie.
La juridiction bénéficie d’une forte réputation internationale, d’un environnement réglementaire structuré et d’un écosystème particulièrement développé dans les secteurs technologiques, financiers et commerciaux.
Le taux standard de Corporate Income Tax est de 17 % sur le revenu imposable de la société. Singapour prévoit également différents mécanismes d’exonération ou de réduction fiscale pour certaines sociétés et situations.
Pour un entrepreneur qui travaille à distance avec des clients internationaux, Singapour peut être pertinent lorsque la priorité est la crédibilité internationale, plutôt que la recherche du taux d’imposition le plus faible possible.
La création de la société et l’ouverture du compte bancaire nécessitent néanmoins de respecter les règles locales. Les banques peuvent notamment demander des informations sur les dirigeants, les bénéficiaires effectifs, l’activité et la documentation de l’entreprise.
Profil particulièrement adapté :
- startups digitales ;
- entreprises technologiques ;
- consultants travaillant avec l’Asie ;
- sociétés de services B2B ;
- entrepreneurs souhaitant une juridiction reconnue par des partenaires internationaux.
Hong Kong : une solution attractive pour les activités internationales
Hong Kong peut être particulièrement intéressant pour les entrepreneurs dont l’activité est orientée vers l’Asie, le commerce international ou les services B2B.
Le régime de Profits Tax prévoit actuellement un taux de 8,25 % sur les premiers HK$2 millions de bénéfices imposables pour les sociétés éligibles au régime à deux niveaux, puis 16,5 % au-delà.
Hong Kong est également reconnu comme une place financière internationale et comme une plateforme commerciale majeure en Asie.
Pour un nomade numérique qui travaille avec des fournisseurs, partenaires ou clients asiatiques, une société à Hong Kong peut donc constituer une structure intéressante.
Il faut toutefois éviter de choisir Hong Kong uniquement pour son taux d’imposition. La localisation effective de l’activité, la nature des revenus, les relations avec les clients et la gestion de la société doivent être étudiées.
Profil particulièrement adapté :
- entrepreneurs travaillant avec l’Asie ;
- e-commerce international ;
- trading et commerce ;
- sociétés de conseil B2B ;
- entreprises disposant de partenaires asiatiques.
Royaume-Uni : une juridiction simple et crédible
Le Royaume-Uni reste une juridiction très intéressante pour les entrepreneurs nomades qui privilégient la simplicité, la réputation et l’accès à un environnement commercial international.
En 2026, le taux de Corporation Tax est de 19 % pour les sociétés dont les bénéfices sont inférieurs ou égaux à £50 000 et de 25 % au-dessus de £250 000, avec un mécanisme de Marginal Relief entre les deux seuils.
Une société britannique peut être pertinente pour un consultant, une agence digitale, une société de logiciels ou une activité de services destinée à une clientèle internationale.
Le Royaume-Uni est également facilement compréhensible pour de nombreux partenaires commerciaux et clients internationaux.
Son principal inconvénient pour un entrepreneur nomade recherchant avant tout une fiscalité faible est que le taux d’imposition peut être moins compétitif que certaines structures internationales.
Société offshore pour nomades numériques : bonne ou mauvaise idée ?

L’expression « société offshore pour nomades numériques » est souvent utilisée pour désigner une société constituée dans une juridiction différente du pays où vit l’entrepreneur.
Mais une société offshore n’est pas automatiquement une société sans impôt.
Le véritable enjeu consiste à déterminer :
- où l’entrepreneur est résident fiscal ;
- où la société est effectivement dirigée ;
- où les décisions importantes sont prises ;
- où se trouve la substance économique ;
- où les clients et fournisseurs sont localisés ;
- comment les bénéfices sont distribués à l’entrepreneur.
Une société créée dans une juridiction étrangère peut donc être parfaitement légitime tout en restant soumise à certaines règles fiscales dans le pays de résidence du dirigeant.
Pour un nomade numérique, cette distinction est fondamentale.
Quelle juridiction choisir selon votre profil ?
Le meilleur pays dépend finalement de votre stratégie.
Vous vivez réellement aux Émirats et travaillez avec des clients internationaux ?
Les Émirats peuvent être une option particulièrement intéressante.
Vous ciblez l’Asie et souhaitez une forte crédibilité institutionnelle ?
Singapour peut être privilégié.
Votre activité est fortement liée au commerce ou aux marchés asiatiques ?
Hong Kong mérite une étude approfondie.
Vous recherchez une structure connue des partenaires européens et internationaux ?
Le Royaume-Uni peut être une solution pratique.
Il n’existe donc pas de classement universel du « meilleur pays ». La meilleure juridiction est celle qui correspond à votre résidence fiscale, votre activité, vos flux financiers et votre stratégie de développement.
Comment créer une entreprise lorsque l’on est nomade numérique ?
La création d’entreprise pour un nomade numérique peut généralement être organisée en plusieurs étapes :
-
Définir votre résidence fiscale
C’est la première question à traiter. Votre société ne doit pas être analysée indépendamment de votre situation personnelle.
-
Choisir la juridiction
Comparez la fiscalité, la réputation, les exigences de substance, les coûts administratifs et l’accès bancaire.
-
Constituer la société
Selon le pays choisi, l’incorporation peut nécessiter un agent local, une adresse enregistrée, des documents d’identité, une description de l’activité et des informations sur les bénéficiaires effectifs.
-
Ouvrir un compte bancaire professionnel
Pour un nomade numérique, la banque est un élément essentiel de la structure.
Les établissements peuvent demander des justificatifs concernant l’origine des fonds, les clients, les contrats, le modèle économique et la résidence du dirigeant.
-
Organiser la comptabilité et la conformité
Une société internationale doit continuer à respecter ses obligations comptables, fiscales et réglementaires même lorsque son dirigeant voyage fréquemment.
Pourquoi passer par un spécialiste de la création de sociétés internationales ?

Pour un entrepreneur nomade, la difficulté n’est généralement pas uniquement de créer une société.
Il faut surtout créer une structure cohérente avec la résidence personnelle, l’activité professionnelle, les flux bancaires et les objectifs internationaux.
ICD Fiduciaries accompagne les entrepreneurs internationaux dans la création de sociétés, la recherche de solutions bancaires professionnelles et la mise en place de structures internationales dans différentes juridictions.
L’objectif est de sélectionner une juridiction adaptée au projet plutôt que de proposer une structure standardisée à tous les entrepreneurs.
FAQ – Création d’entreprise pour nomades numériques
Quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que nomade numérique ?
Il n’existe pas de meilleur pays universel. Les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni peuvent être pertinents selon la résidence fiscale, l’activité, les clients et les besoins bancaires de l’entrepreneur.
Peut-on créer une société offshore en étant nomade numérique ?
Oui, mais la création d’une société dans un pays étranger ne supprime pas automatiquement les obligations fiscales du dirigeant dans son pays de résidence.
Les Émirats sont-ils intéressants pour un entrepreneur nomade ?
Oui, notamment pour les entrepreneurs qui ont une véritable implantation aux Émirats ou qui souhaitent y établir leur base. Le régime de Free Zone à 0 % concerne uniquement le Qualifying Income des entités remplissant les conditions prévues par la réglementation.
Singapour est-il adapté aux entrepreneurs travaillant à distance ?
Oui, particulièrement lorsque l’entreprise travaille avec l’Asie ou recherche une juridiction à forte réputation internationale. Le taux standard de l’impôt sur les sociétés est de 17 %.
Quelle est la meilleure juridiction pour un consultant nomade ?
Les Émirats, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni peuvent tous être envisagés. Le choix dépend principalement de la résidence fiscale du consultant, de ses clients et de la substance réelle de l’entreprise.
Conclusion
Le meilleur pays pour créer une entreprise en tant que nomade numérique n’est pas nécessairement celui qui affiche le taux d’imposition le plus faible.
Une bonne structure doit être bancable, crédible, fiscalement cohérente et adaptée à l’activité réelle.
Les Émirats arabes unis peuvent convenir aux entrepreneurs internationaux souhaitant une base au Moyen-Orient. Singapour constitue une option forte pour l’Asie et les activités technologiques.
Hong Kong peut être particulièrement intéressant pour les activités commerciales et financières liées à l’Asie. Le Royaume-Uni reste une juridiction reconnue pour les activités de services et les entreprises internationales.
Avant de créer une société offshore pour nomades numériques, il est donc préférable d’étudier simultanément la résidence fiscale personnelle, la juridiction de la société, la banque et la substance économique.





