En 2026, créer une entreprise à l’international ne consiste plus simplement à rechercher le pays affichant le taux d’imposition le plus faible.
Pour un entrepreneur international, le choix de la juridiction doit tenir compte de nombreux critères : fiscalité, accès bancaire, réputation, facilité de constitution, stabilité juridique, présence internationale, substance économique et possibilité de développer l’activité à long terme.
Les meilleurs pays pour créer une entreprise en 2026 sont donc ceux qui offrent un équilibre entre fiscalité, environnement commercial, infrastructures et crédibilité internationale.
Parmi les juridictions les plus intéressantes, les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni se distinguent par des profils très différents.
Quels critères pour choisir un pays en 2026 ?

Avant de constituer une société internationale, il est essentiel d’analyser :
- le taux d’imposition des sociétés ;
- les règles applicables aux revenus internationaux ;
- l’accès aux banques et aux solutions de paiement ;
- la facilité de création et d’administration d’une société ;
- la réputation de la juridiction ;
- les conventions fiscales disponibles ;
- les obligations de substance et de conformité ;
- la résidence fiscale du dirigeant et des actionnaires ;
- la nature réelle de l’activité.
Une société destinée à facturer des prestations internationales n’aura par exemple pas nécessairement les mêmes besoins qu’une holding, une société de trading, une entreprise technologique ou une activité de e-commerce.
Émirats arabes unis : une juridiction de premier plan
Les Émirats arabes unis figurent parmi les destinations les plus recherchées par les entrepreneurs internationaux.
Le pays combine une position géographique stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, des infrastructures modernes, un environnement international et de nombreuses options de création de sociétés.
La fiscalité constitue également un élément important. Depuis l’introduction de l’impôt fédéral sur les sociétés, le taux est de 0 % jusqu’à 375 000 AED de revenu imposable et de 9 % au-delà. Certaines entreprises de zones franches peuvent également bénéficier d’un traitement particulier sous réserve de respecter les conditions applicables.
Les Émirats sont particulièrement adaptés aux entrepreneurs souhaitant développer une activité internationale, une société de services, une activité de consulting, du e-commerce, du trading ou une structure de holding.
Il faut néanmoins distinguer création de société et résidence fiscale personnelle. Une société aux Émirats ne signifie pas automatiquement que toutes les obligations fiscales disparaissent dans le pays de résidence du dirigeant.
Singapour : une excellente juridiction pour l’Asie
Singapour reste l’une des juridictions les plus solides pour les entrepreneurs qui souhaitent accéder aux marchés asiatiques.
La cité-État bénéficie d’une forte réputation internationale, d’infrastructures financières développées et d’un environnement particulièrement adapté aux entreprises technologiques, au commerce international, aux services professionnels et aux holdings.
Le taux normal d’impôt sur les sociétés est de 17 %. Pour l’année d’imposition 2026, Singapour prévoit en outre un dispositif de réduction de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises concernées.
Singapour peut être particulièrement intéressant lorsque la priorité est la crédibilité internationale, l’accès à l’Asie et la construction d’une structure durable plutôt qu’une simple optimisation du coût fiscal.
En contrepartie, les exigences administratives, comptables et de conformité doivent être anticipées.
Hong Kong : idéal pour le commerce international
Hong Kong conserve une place importante parmi les meilleurs pays pour les entrepreneurs, notamment pour les activités commerciales liées à l’Asie.
Son système fiscal repose sur une imposition des bénéfices. Pour les sociétés éligibles au régime à deux niveaux, le taux est de 8,25 % sur les premiers 2 millions HKD de bénéfices imposables, puis de 16,5 % au-delà.
Hong Kong peut donc convenir aux entreprises qui travaillent avec des fournisseurs, clients ou partenaires asiatiques.
La juridiction est particulièrement pertinente pour :
- le commerce international ;
- l’import-export ;
- le sourcing en Asie ;
- les sociétés de services ;
- certaines holdings internationales ;
- les entreprises souhaitant développer une présence régionale.
Comme pour Singapour, l’objectif doit être de construire une structure cohérente avec l’activité réelle plutôt que de choisir Hong Kong uniquement pour son niveau d’imposition.
Royaume-Uni : une juridiction très crédible
Le Royaume-Uni reste une option majeure pour les entrepreneurs qui privilégient la réputation, l’accès aux marchés et la simplicité opérationnelle.
Une société britannique peut notamment être pertinente pour les entreprises de services, le conseil, les activités digitales, le commerce international et les sociétés souhaitant disposer d’une structure reconnue par leurs partenaires commerciaux.
En 2026, le taux de Corporation Tax est de 19 % pour les bénéfices inférieurs ou égaux à 50 000 GBP et de 25 % au-delà de 250 000 GBP, avec un mécanisme de marginal relief entre les deux seuils.
Le Royaume-Uni n’est donc pas nécessairement la solution la moins fiscalisée, mais il peut être extrêmement intéressant lorsque la crédibilité commerciale et l’accès à un écosystème financier mature sont prioritaires.
Pour un entrepreneur non-résident britannique, il faut également étudier avec attention la gestion effective de la société et les règles de résidence fiscale.
Quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en 2026 ?
Il n’existe pas une juridiction universellement meilleure que les autres.
| Juridiction | Principal avantage | Profil idéal |
|---|---|---|
| Émirats arabes unis | Fiscalité et environnement international | Entrepreneurs internationaux, services, holdings |
| Singapour | Accès à l’Asie et crédibilité | Technologie, services, holdings |
| Hong Kong | Commerce et accès à l’Asie | Import-export, trading, services |
| Royaume-Uni | Réputation et écosystème financier | Services, digital, commerce international |
Le meilleur choix dépend donc du modèle économique, du lieu de résidence du dirigeant, des clients, des flux financiers et des objectifs à long terme.
Création d’entreprise internationale : pourquoi la structure est essentielle

Choisir un pays n’est que la première étape. La structure globale peut également inclure :
- une société opérationnelle ;
- une holding ;
- plusieurs sociétés dans différentes juridictions ;
- un compte bancaire professionnel international ;
- des solutions de paiement multidevises ;
- une organisation comptable et administrative adaptée.
Pour les entrepreneurs internationaux, l’enjeu est de construire une structure bancable, cohérente et conforme, capable de supporter la croissance de l’entreprise.
C’est précisément dans cette approche qu’un accompagnement spécialisé peut être utile. ICD Fiduciaries accompagne les entrepreneurs dans la création de sociétés internationales, la sélection de juridictions et la mise en place de solutions bancaires adaptées au profil et à l’activité de chaque entreprise.
FAQ – Meilleurs pays pour les entrepreneurs en 2026
Quel est le meilleur pays pour créer une entreprise en 2026 ?
Les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni figurent parmi les juridictions les plus intéressantes, mais le choix dépend de l’activité, de la résidence du dirigeant et des objectifs de l’entreprise.
Quel pays offre la fiscalité la plus intéressante ?
Les Émirats arabes unis affichent un taux de 0 % jusqu’à 375 000 AED de revenu imposable et 9 % au-delà, sous réserve des règles applicables.
Peut-on créer une société internationale sans vivre dans le pays ?
Oui, certaines juridictions permettent aux non-résidents de constituer une société. Cependant, la résidence personnelle, la direction effective et les obligations fiscales du pays de résidence doivent être analysées séparément.
Quelle juridiction choisir pour une activité en ligne ?
Les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong et le Royaume-Uni peuvent tous convenir à une activité digitale. Le choix dépend notamment des clients, des marchés ciblés, des banques et des moyens de paiement nécessaires.
Une société internationale permet-elle de ne plus payer d’impôts ?
Non. La constitution d’une société à l’étranger ne supprime pas automatiquement les obligations fiscales du dirigeant ou de l’entreprise. La résidence fiscale, la gestion effective, la substance et les règles internationales doivent être prises en compte.
Conclusion
En 2026, les meilleurs pays pour créer une entreprise sont ceux qui permettent de combiner fiscalité, stabilité, réputation, accès bancaire et développement international.
Les Émirats arabes unis sont particulièrement attractifs pour les entrepreneurs recherchant un environnement international et une fiscalité compétitive. Singapour se distingue par son positionnement asiatique et sa crédibilité.
Hong Kong reste très pertinent pour le commerce avec l’Asie, tandis que le Royaume-Uni offre une excellente réputation commerciale et financière.
Le véritable enjeu n’est donc pas de trouver le pays « le moins cher », mais de choisir la meilleure juridiction pour constituer une société adaptée à son activité et à sa situation personnelle.




