Créer une activité d’e-commerce en 2026 ne consiste pas simplement à choisir le pays où l’impôt sur les sociétés est le plus faible. Pour un entrepreneur international, la juridiction choisie doit également offrir un environnement adapté aux paiements en ligne, à la logistique, à la fiscalité, à la propriété intellectuelle, aux plateformes e-commerce et au développement international.
Alors, quel est le meilleur pays pour lancer une activité d’e-commerce en 2026 ?
Il n’existe pas une juridiction idéale pour tous les projets. Le meilleur pays dépend notamment du marché ciblé, du lieu de résidence du dirigeant, de la localisation des stocks, des fournisseurs, des clients et de la structure envisagée pour l’entreprise.
Parmi les juridictions régulièrement étudiées par les entrepreneurs internationaux figurent notamment les Émirats arabes unis, Singapour, Hong Kong, le Royaume-Uni et plusieurs pays de l’Union européenne.
Quels critères pour choisir le meilleur pays pour un e-commerce ?

Avant de choisir une juridiction, il est essentiel de regarder au-delà du taux d’imposition.
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La fiscalité de l’entreprise
L’impôt sur les bénéfices est évidemment important, mais il ne constitue qu’un élément de l’équation.
Il faut également examiner la TVA ou taxe sur la consommation, les règles applicables aux revenus internationaux, les retenues à la source, la fiscalité des dividendes et les éventuelles conventions fiscales.
Une juridiction avec un taux d’imposition faible peut devenir moins intéressante si elle entraîne des obligations administratives complexes ou ne correspond pas à la situation fiscale réelle de l’entrepreneur.
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La localisation des clients et des stocks
Un e-commerce qui vend principalement en Europe n’aura pas nécessairement intérêt à être structuré de la même manière qu’une société qui vend principalement au Moyen-Orient ou en Asie.
La localisation des stocks est également essentielle. Une entreprise qui possède un entrepôt dans l’Union européenne doit notamment prendre en compte les obligations de TVA et les règles douanières applicables.
Pour les ventes B2C transfrontalières dans l’UE, le système One Stop Shop (OSS) permet notamment aux entreprises éligibles de centraliser certaines obligations de TVA liées aux ventes à distance dans un seul portail.
Les Émirats arabes unis : une option intéressante pour l’e-commerce international
Les Émirats arabes unis, et notamment Dubaï, constituent une juridiction fréquemment étudiée par les entrepreneurs internationaux.
La position géographique des Émirats permet de cibler relativement facilement les marchés du Moyen-Orient, de l’Afrique, de l’Asie et, dans certains modèles, de l’Europe.
Le cadre fiscal doit toutefois être analysé avec précision. Depuis les exercices débutant à partir du 1er juin 2023, l’impôt fédéral sur les sociétés (Corporate Tax) s’applique aux entreprises concernées. Le taux est généralement de 0 % jusqu’à 375 000 AED de revenu imposable et de 9 % au-delà, sous réserve des règles applicables.
Cela signifie qu’une société e-commerce enregistrée aux Émirats n’est pas automatiquement exonérée d’impôt.
Pour un entrepreneur ayant une véritable activité internationale et souhaitant utiliser les Émirats comme plateforme régionale, Dubaï peut néanmoins présenter des avantages en matière de connectivité, d’infrastructure et d’accès aux marchés.
Singapour : particulièrement adapté à l’Asie
Pour un e-commerce dont les ambitions sont principalement tournées vers l’Asie-Pacifique, Singapour peut constituer une alternative très intéressante.
La cité-État dispose d’une infrastructure numérique et financière développée et constitue une plateforme commerciale importante pour les entreprises opérant en Asie.
Singapour peut être particulièrement pertinent lorsque les fournisseurs, partenaires, équipes ou clients de l’entreprise se trouvent dans cette région.
En revanche, si la majorité des ventes est destinée à l’Union européenne, l’entrepreneur doit toujours prendre en compte les obligations européennes de TVA, de douane et de protection des consommateurs. Le choix de Singapour ne fait pas disparaître les obligations fiscales liées aux marchés dans lesquels les ventes sont réalisées.
Hong Kong : une plateforme stratégique pour l’Asie et la Chine
Hong Kong peut également être envisagé pour une activité e-commerce internationale ayant des liens avec l’Asie.
Sa proximité avec la Chine continentale, son environnement financier international et son rôle historique dans le commerce régional peuvent être intéressants pour certaines entreprises.
Cette option peut notamment être étudiée lorsque la chaîne d’approvisionnement, les fournisseurs ou les partenaires commerciaux sont situés en Asie.
Comme pour toute juridiction, il convient toutefois d’analyser la substance réelle de l’entreprise et la provenance des bénéfices plutôt que de choisir Hong Kong uniquement pour des considérations fiscales.
Et l’Europe pour lancer un e-commerce ?
Pour un entrepreneur qui cible principalement les consommateurs européens, créer la société dans l’Union européenne peut parfois simplifier certains aspects opérationnels et administratifs.
Le système OSS permet aux entreprises éligibles de déclarer et payer certaines TVA dues dans plusieurs États membres via un seul portail. Le régime concerne notamment les ventes à distance de biens et certaines prestations de services B2C.
L’Union européenne poursuit par ailleurs la modernisation de son système de TVA avec le paquet VAT in the Digital Age (ViDA), dont certaines mesures commenceront à entrer en application à partir de 2027.
Pour un e-commerce destiné principalement à l’Europe, la proximité avec les consommateurs, les prestataires logistiques et les marchés peut donc être plus importante qu’une simple comparaison des taux d’imposition.
Meilleur pays pour un e-commerce : tableau comparatif
| Juridiction | Profil particulièrement adapté | Principal intérêt |
|---|---|---|
| Émirats arabes unis | E-commerce international et Moyen-Orient | Plateforme régionale et connectivité internationale |
| Singapour | E-commerce orienté Asie-Pacifique | Accès aux marchés asiatiques |
| Hong Kong | Commerce avec l’Asie et la Chine | Position stratégique en Asie |
| Union européenne | E-commerce ciblant principalement l’Europe | Proximité des consommateurs et cadre TVA intégré |
| Royaume-Uni | E-commerce international | Écosystème entrepreneurial et marché important |
Ce tableau ne signifie pas qu’une juridiction est systématiquement meilleure qu’une autre. Le choix doit être effectué en fonction de la réalité économique du projet.
Quelle juridiction choisir pour votre e-commerce en 2026 ?

Le meilleur pays pour lancer une activité d’e-commerce en 2026 est donc celui qui correspond le mieux à votre modèle économique.
Si votre priorité est le Moyen-Orient et les marchés internationaux, les Émirats arabes unis peuvent mériter une analyse approfondie.
Si votre stratégie est fortement orientée vers l’Asie, Singapour ou Hong Kong peuvent être plus cohérents.
Si votre clientèle est principalement européenne, une structure au sein de l’Union européenne peut simplifier certains aspects opérationnels et de TVA.
Mais le choix du pays ne doit jamais être effectué uniquement sur la base du taux d’imposition. Résidence fiscale du dirigeant, substance économique, lieu de stockage, fournisseurs, clients, TVA, douane, propriété intellectuelle, paiements et comptes bancaires doivent être étudiés ensemble.
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