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Création d’entreprise en Angleterre vs Hong Kong : guide complet et pratique

A photo of the parliament and big ben in London

Choisir la juridiction idéale pour constituer son entité commerciale internationale représente une décision stratégique majeure. L’Angleterre et Hong Kong figurent parmi les destinations les plus prisées par les entrepreneurs cherchant à optimiser leur structure fiscale et opérationnelle.

Le Royaume-Uni s’impose comme la 5e ou 6e puissance économique mondiale selon les années, abritant le premier centre financier européen avec Londres. De son côté, Hong Kong constitue la porte d’entrée privilégiée vers l’Asie et particulièrement la Chine continentale, bénéficiant d’un statut spécial de Région Administrative Spéciale.

Le choix entre ces deux juridictions dépend de multiples paramètres : régime fiscal applicable, simplicité du processus de constitution, contraintes administratives annuelles, accès aux marchés cibles et coûts opérationnels récurrents.

Cette analyse détaillée comparera ces deux options selon différents axes pour permettre aux entrepreneurs d’effectuer un choix éclairé en fonction de leur stratégie de développement international et de leurs objectifs d’optimisation fiscale.

Fiscalité et avantages économiques : comparaison entre l’Angleterre et Hong Kong

 

Hong Kong at dusk

 

Le régime fiscal britannique applique un impôt sur les sociétés de 19% sur l’ensemble des bénéfices, avec de nombreuses charges déductibles permettant d’optimiser la base imposable.

Ce taux devait potentiellement descendre à 17% en 2020, renforçant ainsi la compétitivité du Royaume-Uni.

Contrairement à certaines idées reçues, cette juridiction ne constitue pas un paradis fiscal mais bénéficie d’un environnement favorable aux entreprises, reconnu par sa présence sur la liste blanche de l’OCDE.

La fiscalité hongkongaise repose sur un principe fondamentalement différent : le système d’imposition territoriale. Seuls les revenus générés directement à Hong Kong supportent l’impôt. Les revenus réalisés à l’étranger, même par une société enregistrée localement, demeurent généralement exonérés.

Le taux d’imposition s’établit à 16,5%, avec un régime préférentiel à 8,25% applicable sur les premiers 2 millions de dollars hongkongais de bénéfices annuels, soit environ 230 000 euros.

Les avantages fiscaux hongkongais s’avèrent particulièrement attractifs pour les structures internationales. L’absence totale d’impôt sur les plus-values permet d’optimiser les cessions d’actifs et les restructurations.

Les dividendes distribués ne supportent aucune taxation, tout comme les intérêts et royalties versés à des non-résidents qui échappent à toute retenue à la source. L’absence de TVA, hormis sur quelques produits spécifiques comme l’alcool fort et les cigarettes, simplifie considérablement la gestion administrative.

En comparaison directe, le traitement des plus-values diffère radicalement. Au Royaume-Uni, elles s’intègrent au résultat imposable et supportent donc l’impôt de 19%. À Hong Kong, elles bénéficient d’une exonération totale.

La TVA britannique standard de 20% contraste avec l’absence généralisée de taxe équivalente dans le territoire asiatique. Les retenues à la source britanniques de 20% sur intérêts et royalties versés à des non-résidents alourdissent les flux internationaux, alors que Hong Kong applique un taux nul.

L’Angleterre présente des atouts économiques substantiels pour accéder aux marchés occidentaux. Sa position de deuxième puissance économique européenne derrière l’Allemagne offre un ancrage solide.

Londres accueille 40% des sièges européens des 250 plus grandes sociétés mondiales, créant un écosystème business incomparable. Le marché de l’emploi britannique regroupe 32 millions de travailleurs avec un taux de chômage historiquement bas, garantissant l’accès à une main-d’œuvre qualifiée.

Hong Kong bénéficie d’une position stratégique exceptionnelle pour rayonner en Asie. L’accord CEPA facilite considérablement les échanges commerciaux avec la Chine continentale, permettant d’utiliser Hong Kong comme plateforme de distribution.

À cinq heures de vol, les entrepreneurs accèdent à 35% du marché mondial et plus de la moitié de la population planétaire. La Greater Bay Area, regroupant Hong Kong, Shenzhen et Canton, forme une zone économique dont le PIB devrait égaler celui de l’Allemagne d’ici 2035.

Les deux juridictions ont développé un réseau étendu de conventions fiscales. Le Royaume-Uni compte plus de 100 accords de double imposition, tandis que Hong Kong en totalise 129. Cette couverture permet d’optimiser les flux internationaux et d’éviter la double taxation.

Toutefois, l’utilisation des conventions britanniques nécessite une substance économique réelle sur le territoire, avec bureau physique et gestion effective des affaires depuis le Royaume-Uni. Hong Kong a également conclu des accords de libre-échange avec la Chine et l’ASEAN, facilitant l’accès aux marchés asiatiques.

Le choix fiscal dépend fondamentalement de la nature des activités envisagées. Les revenus internationaux et les structures de holding bénéficient pleinement du système territorial hongkongais, permettant une optimisation maximale.

Les activités commerciales orientées vers l’Europe peuvent tirer parti de la fiscalité britannique compétitive malgré l’application de la TVA et les complexités post-Brexit en matière douanière.

Processus de constitution et exigences légales dans les deux juridictions

 

Files and paper stacked in a table

 

La création d’une société britannique se distingue grâce à sa simplicité remarquable. L’immatriculation auprès de la Companies House s’effectue entièrement en ligne, avec un délai de traitement inférieur à 24 heures pour des frais officiels de seulement 12 livres sterling.

Cette rapidité exceptionnelle facilite les lancements d’activité rapides.

Les informations requises pour l’enregistrement britannique demeurent basiques : nom de l’entreprise incluant obligatoirement “Limited” ou “Ltd”, adresse du siège social située au Royaume-Uni où les boîtes postales sont expressément interdites, identité complète des administrateurs et actionnaires, ainsi que déclaration des personnes exerçant un contrôle significatif détenant plus de 25% des droits.

 

Critère Royaume-Uni Hong Kong
Directeurs minimum 1 personne physique 1 (physique ou morale)
Actionnaires minimum 1 (sans restriction) 1 à 50 maximum
Capital social minimum 1 action 1 HKD (~0,12€)
Secrétaire obligatoire Non (optionnel) Oui (résident ou société TCSP)
Siège social Adresse physique UK Adresse physique HK

 

Les exigences minimales britanniques restent peu contraignantes. Un seul directeur personne physique suffit, sans condition de résidence. L’actionnaire unique peut être une personne physique ou morale, résidente ou non-résidente.

Le capital social minimum se limite à une seule action sans montant imposé ni limite maximale. Le siège social doit simplement disposer d’une adresse physique britannique authentique. La nomination d’un secrétaire demeure facultative, contrairement à Hong Kong.

Le droit britannique propose plusieurs structures juridiques adaptées à différents besoins. La Private Company Limited By Shares représente la forme la plus courante pour les activités commerciales internationales, offrant une responsabilité limitée aux actionnaires.

Les alternatives incluent la Private Company Limited By Guarantee pour les organisations non lucratives, la Private Unlimited Company et la Public Limited Company pour les grandes entreprises envisageant une cotation. La constitution obéit à la loi sur les sociétés de 2006, modernisant le cadre juridique.

Le processus hongkongais s’effectue également auprès de la Companies House locale avec un délai légèrement plus long de 3 à 5 jours ouvrables. L’avantage majeur réside dans la possibilité de réaliser l’intégralité des démarches en ligne depuis l’étranger, sans aucun déplacement physique nécessaire dans le territoire.

Les exigences hongkongaises imposent certaines spécificités locales. Le nom peut être formulé en anglais ou chinois, devant impérativement inclure “Limited” ou “Ltd” et être unique dans le registre.

Le capital social minimum symbolique de 1 dollar hongkongais facilite les créations, bien qu’en pratique les entrepreneurs optent souvent pour 10 000 HKD. L’obligation de nommer un secrétaire de société résidant à Hong Kong ou une entité licenciée TCSP constitue une contrainte spécifique, générant des coûts annuels récurrents d’environ 2 000 euros.

Hong Kong offre également diverses structures juridiques adaptées aux besoins variés. La Private Limited Company domine largement avec sa responsabilité limitée et sa flexibilité. Les Public Limited Companies s’adressent aux grandes entreprises cotées.

Les Branch Offices permettent d’étendre une société étrangère sans créer d’entité distincte. Les Representative Offices, très limités, servent uniquement aux études de marché sans génération de revenus. Les Sociétés à responsabilité limitée par garantie conviennent aux organisations caritatives et éducatives.

Obligations comptables, déclaratives et gestion opérationnelle

 

An accountant at work

 

Les obligations comptables britanniques imposent la tenue rigoureuse d’une comptabilité et la préparation de comptes annuels pour toute société.

Les premiers comptes doivent être déposés dans les 21 mois suivant l’enregistrement initial, puis dans les 9 mois suivant la clôture de chaque exercice financier ultérieur. Cette première période étendue facilite la mise en place des processus administratifs.

La déclaration fiscale britannique s’effectue via le formulaire CT600 transmis au HMRC dans l’année suivant la fin de l’exercice comptable. L’ensemble des déclarations doit être déposé électroniquement, simplifiant les démarches.

Une déclaration de confirmation annuelle auprès de la Companies House confirme les informations relatives au siège social, administrateurs, secrétaire éventuel, capital-actions, actionnaires, code SIC d’activité et personnes exerçant un contrôle significatif.

L’exemption d’audit britannique pour les petites entreprises représente un avantage considérable. Les sociétés remplissant au moins deux critères sur trois échappent à cette contrainte coûteuse : chiffre d’affaires annuel ne dépassant pas 10,2 millions de livres, actifs totaux inférieurs à 5,1 millions de livres, effectif de 50 employés maximum.

Cette mesure allège significativement les coûts administratifs pour les PME.

 

Obligation Royaume-Uni Hong Kong
Audit annuel Optionnel (petites entreprises exemptées) Obligatoire systématiquement
Assemblée générale Non obligatoire Obligatoire annuellement
Comptes annuels 9 mois après clôture Variable selon exercice
Déclaration fiscale 12 mois après clôture 4 mois si bénéfices sans déclaration

 

Les obligations hongkongaises s’avèrent plus contraignantes avec un audit obligatoire chaque année, indépendamment de la taille ou du chiffre d’affaires. Cette exigence génère des coûts annuels incompressibles.

L’assemblée générale annuelle doit impérativement se tenir pour adopter les comptes vérifiés. Le rapport annuel déposé au registre des sociétés maintient la transparence des informations publiques.

Les déclarations fiscales hongkongaises doivent être fournies avec précision. Si l’entreprise génère des bénéfices imposables sans avoir reçu de déclaration de l’Inland Revenue Department, elle doit l’informer par écrit dans les quatre mois suivant la fin de la période de base.

La tenue de registres détaillés en anglais ou chinois conservés pendant au moins sept ans constitue une obligation légale stricte.

 

Les notifications obligatoires de changements à Hong Kong couvrent un large spectre :

  1. Modification du capital social nécessitant déclaration formelle
  2. Changement d’administrateur, secrétaire ou données personnelles via formulaires spécifiques
  3. Attribution ou transfert d’actions avec mise à jour du registre
  4. Modification du nom commercial ou des statuts
  5. Démission des auditeurs et changement de siège social

 

La comparaison des coûts annuels de maintenance révèle des structures différentes. Au Royaume-Uni, les packages de renouvellement varient de 1 380 à 2 220 USD selon les services inclus, avec des frais comptables annuels de 800 à 1 500 livres pour une gestion standard.

Hong Kong impose des coûts structurels plus élevés : secrétaire obligatoire à 2 000 euros, domiciliation à 492 euros, comptabilité mensuelle à environ 1 080 euros annuels, audit obligatoire dont le coût varie selon la complexité.

L’ouverture de compte bancaire britannique ne nécessite aucune résidence au Royaume-Uni. Les directeurs et actionnaires peuvent ouvrir des comptes d’entreprise britanniques depuis n’importe quel pays.

La société peut choisir librement sa banque dans n’importe quelle juridiction mondiale. La solution Wise Business simplifie particulièrement la gestion des flux entre euro et livre sterling, fournissant simultanément des coordonnées bancaires britanniques avec Sort Code et européennes avec IBAN, évitant les frais de conversion prohibitifs des banques traditionnelles.

L’ouverture bancaire hongkongaise présente des défis significatifs avec des délais minimum d’un mois, pouvant s’étendre jusqu’à trois mois.

Les documents requis incluent certificat d’incorporation, statuts complets, pièces d’identité et justificatifs de domicile de tous les administrateurs et actionnaires, plan d’affaires détaillé avec projections financières, ainsi que preuves documentées de l’origine des fonds investis.

 

Aspect bancaire Royaume-Uni Hong Kong
Délai d’ouverture Rapide (quelques semaines) 1 à 3 mois
Présence physique Non requise Souvent exigée
Comptes multi-devises Disponibles Standard (HKD, USD, EUR, SGD…)
Principales banques Barclays, HSBC, Lloyds HSBC, Bank of China, Hang Seng

 

La plupart des banques hongkongaises exigent une présence physique pour l’entretien initial, bien que certaines offrent désormais des options à distance moyennant frais supplémentaires.

Les comptes multi-devises constituent la norme, avec un numéro unique gérant des soldes distincts en dollars hongkongais, singapouriens, américains et euros.

Les principales institutions incluent HSBC fondée en 1865, Bank of China, Hang Seng Bank, Standard Chartered, ainsi que les bureaux asiatiques de Citibank, DBS Bank, UBS et Deutsche Bank, toutes réglementées par l’Autorité monétaire de Hong Kong.