Christine Lagarde nommée présidente de la BCE

La Française Christine Lagarde a été nommée pour prendre la succession de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).

L’une des femmes les plus influentes au monde

Avocate au barreau de Paris, Christine Lagarde devient présidente du comité exécutif mondial du cabinet Baker & McKenzie en 1999, après l’avoir intégré en 1981. Continuant de gravir les échelons, elle est présidente du comité stratégique mondial de 2004 à 2005.

Cette même année, elle entame sa carrière politique en devenant ministre déléguée au Commerce extérieur sous le gouvernement Villepin. Du 18 mai 2007 au 18 juin 2007, Christine Lagarde est brièvement ministre de l’Agriculture et de la Pêche au sein du gouvernement Fillon, avant de devenir ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, ministère qu’elle occupera jusqu’au 29 juin 2011.

Le 5 juillet 2011, Lagarde devient la première femme directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI). Elle est réélue à ce poste en 2016. À partir du 1er novembre 2019, Christine Lagarde devrait devenir la première femme à la tête de la BCE.

Cette nomination résulte des longues négociations qui se sont déroulées à Bruxelles fin juin et début juillet entre les différents États membres de l’Union européenne. Soutenue par Macron et Merkel, Christine Lagarde a été choisie par les chefs d’État européens.

Le rôle de la BCE

La BCE a été fondée le 1er juillet 1998 pour préparer la mise en place de la future monnaie européenne, l’euro. Ne perdons pas de vue que l’Euro est une zone privilégiée pour tous les entrepreneurs désireux d’optimiser leurs impôts tout en restant dans une transparence fiscale totale (que ce soit au Royaume-Uni ou en Lettonie).

La Banque centrale européenne a plusieurs missions. Premièrement, elle émet l’euro au sein de l’Union économique monétaire qui regroupe 19 États : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie.

Elle a également un rôle de conseil et décisionnaire concernant les grandes directives de la politique monétaire de la zone euro. Sa mission est de veiller à ce que les prix restent stables tout comme le pouvoir d’achat.

L’Union européenne représente la deuxième puissance économique mondiale juste derrière les États-Unis, avec environ 22% du PIB mondial. Hormis le Danemark, le Royaume-Uni et la Suède, la zone euro regroupe les principales puissances économiques de l’UE.

La stabilité monétaire au sein de cette zone est donc primordiale pour que l’UE maintienne sa croissance économique. À noter que l’euro est la deuxième monnaie la plus échangée au monde derrière le dollar américain et représente environ 20% des avoirs des banques centrales.