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Le franc suisse pourrait-il atteindre le taux de 1,25 FCH contre l’Euro ? Voire 1,30?

Le franc suisse fort, une vieille histoire ? Les taux négatifs, ils devraient être abandonnés prochainement.

Après avoir passé le cap des 1,20 FCH contre 1 Euro, le franc suisse pourrait rester stable ces prochains mois. Il pourrait même encore baisser. La Banque Nationale Suisse (B.N.S.) n’avait pas tort en répétant que le franc était surévalué. Elle estime que sa valeur est à la « fair value » – soit autour d’un taux de change de 1,20.

Un retour au niveau du taux plancher qu’avait instauré la B.N.S., après la débâcle de la monnaie unique pendant la crise de la dette européenne, courant 2011, avait amené franc suisse et Euro à parité.

Ce taux plancher avait été abandonné, en janvier 2015. La période fut difficile pour les sociétés exportatrices suisses, qui devaient composer avec un franc suisse plus fort.

Dans un avenir proche, ces entreprises pourraient-elles considérer que le franc suisse revienne aux taux similaires de la fin des années 2000 – soit supérieur à 1,50 ? Pour les prochains mois, cela semble peu probable.

Le différentiel d’inflation et de compte courant (c’est-à-dire de balance commerciale et de capitaux) avec l’Union Européenne restera en faveur du franc suisse.

Encore un an de taux négatifs en Suisse et Europe :

La croissance de l’Union Européenne est autour de 2,5% l’an, alors que son potentiel se situerait entre 1 et 1,5%. Cette croissance est encourageante ; 2% de croissance économique engendrent une hausse des bénéfices des entreprises en moyenne de 10%. La bonne santé des entreprises européennes bénéficie à la Suisse.

Une remontée des taux d’intérêt pourrait-elle mettre d’arrêt à cette croissance économique ?

Le taux de croissance en Allemagne est de 4%, alors que ses taux d’intérêt à long terme sont seulement de 0,6%. Nous disposons donc de la marge pour une normalisation des taux, avant que cela impacte les entreprises.

La Banque Centrale Européenne (B.C.E.) devrait arrêter ses rachats massifs d’actifs entre septembre 2018 et décembre 2018, puis augmenter ses taux en mars 2019 ou en juin 2019. La B.N.S. suivra le mouvement. En conséquence, il reste encore douze mois de taux négatifs en Suisse et en Europe. Par la suite, les taux oscilleront entre 0 et 1%.

Tous les feux sont au vert pour l’économie helvétique comme pour l’économie européenne, qui est le premier débouché de ses exportations.

Un environnement économique international porteur :

Les principaux scénarios économiques sont convergents on ne voit pas de ralentissement dans l’année en cours. Les 45 principales économies mondiales sont en phase de croissance avec de bons fondamentaux.

L’incertitude politique est-t ’-elle de nature à perturber ce tableau idyllique ?

Quid, par exemple, être impactée par les décisions du Président Trump et de ses velléités protectionnistes ? Le Président Donald Trump ne veut pas tuer la croissance mondiale. Il souhaite que le commerce mondial soit davantage en sa faveur.

Il a bousculé les Canadiens et les Mexicains dans le cadre l’A.L.E.N.A., pourtant il ne s’agit que de changements à la marge. Idem pour le commerce avec la Chine. Il s’agit d’une posture politique…avec un style qui détonne.

Malgré les tweets du Président Trump, la croissance du commerce mondiale est au plus haut niveau, depuis quinze ans.

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