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Les errements et l’opacité du marché de l’art :

La garde à vue du Genevois Yves Bouvier, met en lumière les enjeux du prix du marché de l’art et de ses possibles manipulations :

Collection artLa garde à vue à Monaco en mars dernier de Yves Bouvier, fondateur du groupe Natural Le Coultre, actionnaire des Ports francs de Genève et fondateur de ports francs au Luxembourg et à Singapour, interpelle les acteurs du marché international de l’art.

Ce passionné d’art résidant est soupçonné d’avoir escroqué certains clients – dont le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev – en leur vendant des œuvres d’art à des prix de vente largement surévalués.

Le 26 janvier dernier, Yves Bouvier était l’un des invités d’une conférence « Art Finance & Law: Risks, Rules and Opportunities » organisée par la Fondation pour le droit de l’art à Genève.

Plusieurs experts reconnu du marché de l’art évoquaient alors les problèmes soulevés par la réglementation insuffisante du marché international de l’art ; celui-ci fonctionnant largement sur la base de l’autorégulation et de la confiance existant entre ses différents acteurs.

En effet, le marché de l’art est principalement le fait d’initiés, largement fondé sur l’autorégulation et dont la question de la valorisation tient plus de l’émotion que de la raison.

La tendance actuelle considérant l’art comme un investissement financier, voire même pour certains une certaine classe d’actifs mobiliers, soulève donc la question du degré d’information dû aux investisseurs potentiels.

Le marché international de l’art pèse aujourd’hui près de 50 milliards d’Euros. Les œuvres d’après-guerre et contemporaines dominent maintenant le marché et captent les prix les plus élevés (46% des enchères en valeur, 44% en volume en 2013).

En matière de prix, il y a peu de transparence et une bulle de valorisation est probablement en train de se créer :

« Des segments comme l’art contemporain chinois sont clairement manipulés à la hausse », estimait Philipp Hoffman, gérant du Fine Art Fund de Londres. En 2013, les enchères publiques sur le marché de l’art en Chine atteignaient 7,5 milliards d’Euros.

« Vous ne verrez pas chez Bloomberg le prix de marché du dernier Picasso mis à la vente », relève Jan Prasens, directeur exécutif de Sotheby’s Financial Services. Donc, il n’existe pas de marché efficient dans le secteur de l’art et les indices de ce marché n’ont pas beaucoup de sens car l’art est, par définition très individuel, et les prix se jugent au cas d’espèce. Une toile de Gauguin qui se vend à 300 millions d’USD au Qatar pose la question de la valorisation d’une œuvre d’art !

Les ventes privées représentent une part importante du marché international de l’art. Le prestige du vendeur influent sur le prix de vente. Les frais de transaction peuvent s’avérer très élevés : jusqu’à 25% du prix de vente de l’œuvre.

Ainsi, si l’art est devenu un investissement financier en tant que tel, le droit de l’investisseur à une information transparente sur le prix de l’œuvre et ses bases d’évaluation devient donc tout à fait légitime. Il est certainement dans l’intérêt du marché de l’art d’adopter une réglementation précise, concernant notamment les règles de diligence à respecter.

La Fondation pour le droit de l’art organisera courant 2015 un événement sur l’art et le blanchiment d’argent. Cet aspect domine également le débat sur la réglementation de l’art ; Le marché des biens de valeurs est un des secteurs identifiés par le GAFI et l’Union européenne comme exposés au risque de blanchiment.

Date: 09.07.2015

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