• Français
  • English
  • Deutsch
  • Italia
E-book mockup

Recevez un ebook contenant toutes nos juridictions

Partenaires de confiance
banking partners

Paysage urbain de Londres décoré par de nombreuses tours :

Le paysage urbain de la capitale britannique change à une vitesse inouïe avec ses tours qui apparaissent. Depuis quelques temps, le phénomène tend à s’amplifier. New London Architecture a recensé 237 projets de construction de tours de plus de vingt étages. Une frénésie qui s’explique surement par la croissance démographique de la ville, car le gouvernement et le maire de Londres encouragent vivement les promoteurs immobiliers à construire des gratte-ciels qui répondront à la demande de logements.

Société LtdSi auparavant, Big Ben et la cathédrale Saint-Paul surplombaient le ciel londonien et Peter Pan planait au-dessous de petites maisons. Désormais Londres est dominée par les gratte-ciels.

Selon un rapport publié par la New London Architecture (NLA) cette année, suite à l’obtention de permis, la construction de deux cent trente-sept tours de plus de 20 étages est déjà en cours. Fondé en 2005, le club de réflexion est l’organisme qui fournit les informations indépendantes sur les projets immobilièrs dans la capitale.

Le chiffre a surpris tout le monde y compris les autorités londoniennes. D’ailleurs, Londres est une mégalopole au sein duquel chaque quartier est libre d’accorder leur permis de construire. De plus, aucun organisme public ne dispose de cette fonction qui est la centralisation de telles informations.

« Le nombre de tours que nous allons voir sortir de terre au cours des dix prochaines années va changer le visage de Londres davantage qu’il ne l’a été à n’importe quelle autre période de son histoire, à part peut-être quand Saint-Paul a été construite. Nous allons assister à quelque chose qui va réellement changer la ligne d’horizon dans le centre et l’image de Londres », a déclaré Peter Murray, président du NLA à l’AFP.

L’accroissement de la population londonienne

The Shard, la plus haute tour de Londres et gratte-ciel d’Europe dans le quartier de Southwark culmine à 306 mètres avec ses 95 étages si le monument dans le célèbre quartier d’affaire de Londres, la cathédrale Saint Paul construit au XVIIème siècle ne fait que son tiers avec 111,3 mètres.

Selon M. Murray, la frénésie de construction de ces tours est favorisée par la poussée démographique de la ville. « Cent mille personnes supplémentaires arrivent chaque année, ce qui signifie que la population va passer de 8,3 millions actuellement à 10 millions d’ici 2030 et probablement 13 millions d’ici 2050. Nous devons donc fournir plus de logements » explique-t-il.

D’après la statistique, près de 80% des tours en cours de construction seront destinées à accueillir des appartements et se trouveront surtout dans les quartiers de la City, de Canary Wharf et le long de la rive sud de la Tamise.

A l’opposé des tours de béton à l’esthétique douteuse destinés à accueillir les populations de classe moyenne édifiées dans les années 1960-1970, ces bâtiments « sont destinés aux personnes riches » ajoute-t-il.

En effet, les tours qui sortent actuellement de terre ont une architecture moderne. Elles disposent de façades brillantes et abritent des appartements de haut standing qui ont une valeur de plusieurs millions de livres. Les gratte-ciels d’aujourd’hui ont des structures originales qui donnent l’impression de rompre avec son environnement. Elles éveillent également des surnoms imagés : le Gherkin (cornichon) en forme d’ogive de l’architecte britannique Norman Foster, le Walkie-Talkie de l’Uruguayen Raphaël Vinoly, etc.

Toutefois, le changement du paysage urbain londonien ne fait pas l’unanimité. Parmi les non heureux, il y a Kieran Long, commissaire à l’architecture au musée Victoria et Albert de Londres. Ce dernier redoute que le projet soit à l’origine de la perte du caractère géorgien du centre-ville, avec ses rues entrecroisées.

237 nouvelles tours sur Londres, un sujet de discorde

Si certaines personnes trouvent le projet d’urbanisme londonien brillant, d’autres ne partagent pas la même opinion.

« Ces immeubles de taille élevée présentent souvent des fondations très épaisses qui transforment complètement le caractère des rues autour d’eux », explique-t-il en nommant en particulier les formes rondes du « Gherkin », « la première courbe apparue dans la City. C’est une forme complètement étrangère ».

« Certains de ces immeubles ont causé des dégâts », estime-t-il.

Autre effet négatif, les prix grimpent dans les bâtiments se trouvant à proximité de ces grands ensembles, qui se transforment généralement en bureaux, tandis que les commerces de proximité disparaissent, remplacés par des chaînes de restauration destinées à nourrir les employés du coin : ajoute M. Long.

« Je sens que nous perdons quelque chose de fondamental avec le rejet des gens » de ces quartiers, dénonce-t-il.

Des architectes, des associations de quartier et de préservation ont signé une lettre publiée dans le journal dominical The Observer et se sont exprimés, « plusieurs de ces gratte-ciel sont d’une qualité architectonique médiocre » et menacent « le caractère unique de Londres et son identité ».

Toutefois, tout le monde ne partage pas cet avis. Pour Andy Arwood, un promeneur, le Walkie-Talkie est « incroyable ». « Dire qu’il y a tant d’édifices ennuyeux à Londres et que quelqu’un a dessiné ça. Je pense que c’est brillant », réplique-t-il.

Neal Davies, un autre promeneur évoque que le changement suscite toujours des discussions et des opposants même à l’époque médiéval. « Quand la Tour de Londres a été construite, elle ne plaisait pas non plus aux gens ».

Date : 27.10.2014.

Posted in Actualités

Actualités

Société offshore
21 novembre 2017

Ce que nous dit l’affaire Weinstein

La déferlante d’indignation et de Hashtags de l’affaire Weinstein ne changera pas les choses. Pourquoi? Cette affaire ne peut être rédui

Navigation